Author: Canadian Drug Policy Coalition

  • Nous sommes en deuil avec les communautés des 215 enfants

    Nous sommes en deuil avec les communautés des 215 enfants

    Cette dernière semaine, l’histoire sombre du passé colonial du Canada a été crûment exposée : 215 corps d’enfants ont été découverts sur le terrain d’un ancien pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique, sur le territoire des peuples Tk’emlúps te Secwépemc. Ces atrocités ont même retenu l’attention de médias internationaux et les drapeaux d’édifices gouvernementaux ont été mis en berne pour marquer la tragique découverte.

    Nous faisons une pause dans notre travail pour les politiques canadiennes sur les drogues afin de nous rappeler une fois de plus que nos politiques actuelles en la matière ont des racines coloniales et racistes et que notre travail à venir nécessite que nous nous tenions aux côtés des peuples autochtones et que nous les soutenions, afin de travailler ensemble à créer des politiques qui mettent fin à la discrimination, à l’oppression et aux autres conséquences dévastatrices que vivent tant de personnes autochtones.

    La découverte de ces tombes non marquées montre clairement ce que les Canadien-nes doivent reconnaître : le Canada a été fondé sur la base de systèmes coloniaux et racistes, il fonctionne encore ainsi et cela continue de causer des préjudices considérables aux communautés autochtones. Ne vous y trompez pas, il s’agit d’un génocide. Voici ce que le grand chef Stewart Philips, de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, a déclaré aux médias :

    « Voici la réalité du génocide que l’État colonial a infligé, et continue d’infliger, aux peuples autochtones. Aujourd’hui, nous rendons hommage à la vie de ces enfants et nous prions pour qu’eux, elles et leurs familles puissent enfin trouver la paix. »

    Le souvenir de cette horreur et l’engagement en faveur de la réconciliation ne doivent pas s’estomper avec le temps. Les gouvernements doivent s’engager pleinement à l’égard de la justice et de l’autodétermination des communautés autochtones.

    En tant que coalition engagée à transformer les politiques canadiennes sur les drogues afin qu’elles soutiennent et habilitent les peuples autochtones, nous nous engageons à travailler avec les organismes autochtones pour démanteler un cadre de politiques sur les drogues qui a fait tant de ravages.

    En ce moment, nous vous encourageons à vous rapprocher des organismes autochtones qui œuvrent à la transformation et qui soutiennent les survivant-es des pensionnats; et vous demandons d’envisager de faire un don à l’Indian Residential School Survivor Society, un organisme qui offre du soutien à ces survivant-es depuis plus de 20 ans, en Colombie-Britannique.

    Teddy bears and childrens shoes lining the steps of the BC Legislature
    Memorial outside BC Legislature; Victoria; 2021

    En plus d’exprimer notre soutien et notre indignation dans les médias sociaux, nous pouvons écrire à nos député-es au fédéral et montrer notre engagement en appuyant les organismes dirigés par des Autochtones qui sont les mieux placés pour apporter la guérison en cette période traumatisante.

    Veillons à ce que ceci ne soit pas qu’un flash éphémère qui s’estompe avec la prochaine « grosse nouvelle », et engageons-nous encore davantage à avoir des conversations difficiles avec nos ami-es et nos familles sur ce que signifie une véritable recherche de réconciliation. Le silence et l’apathie doivent cesser dès maintenant, alors que nous nous dirigeons vers la justice et la réconciliation avec les communautés autochtones du Canada.

  • Changing Circumstances Around Opioid-Related Deaths in Ontario during COVID-19

    Changing Circumstances Around Opioid-Related Deaths in Ontario during COVID-19

    overdoses in ontario during covid overdoses in ontario during covid

    “High rates of opioid-related deaths across Canada have been a significant and longstanding national public health issue.1 In 2019, there were almost 4,000 opioid-related deaths across the country, of which over 94% were accidental.2 The COVID-19 pandemic emerged in the midst of this ongoing epidemic of opioid-related deaths, and resulted in the declaration of a state of emergency in Ontario on March 17, 2020.3 Within Ontario, the pandemic response has consisted of waves of public health restrictions of varying severity to help mitigate the spread of COVID-19. “

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  • Cycle to Stop the Harm, une campagne qui vise à lutter contre les dommages. Un voyage à travers le Canada en faveur d’une politique sur les drogues progressiste.

    Cycle to Stop the Harm, une campagne qui vise à lutter contre les dommages. Un voyage à travers le Canada en faveur d’une politique sur les drogues progressiste.

    Le 1er janvier 2021, j’ai embarqué sur mon vélo et roulé de Saskatoon à Vancouver pour réaliser un projet de sensibilisation à la crise de l’empoisonnement aux opioïdes, à la réforme des politiques en matière de drogues et à la santé mentale, un projet appelé « Cycle To Stop The Harm ». J’ai également recueilli des fonds pour les organisations « Moms Stop The Harm » et la Coalition canadienne des politiques sur les drogues, deux groupes extraordinaires qui travaillent à la réforme des politiques sur les drogues, à la sensibilisation et à l’éducation. Déterminé, je me suis lancé avec un objectif de collecte de fonds de 20 000 $ et avec un vélo rempli de tout ce dont j’avais besoin pour survivre en faisant du camping d’hiver et du vélo à partir des prairies canadiennes, en passant par les montagnes, jusqu’à la côte ouest. Après 29 jours et environ 1 670 kilomètres, j’ai réussi à arriver à Vancouver avec tous mes orteils et tous mes doigts, le 29 janvier 2021, ainsi qu’un total de 25 450 $ de fonds recueillis. Avant tout, cela a permis de donner une voix à des dizaines de milliers de personnes qui sont autrement ignorées, et de sensibiliser à l’épidémie d’opioïdes actuelle.

    Iliajah Pidskalny making a peace sign in front of his bike
    Iliajah Pidskalny; Saskatchewan; 2021

    Au cours de ce mois-là, j’ai reçu de nombreuses questions : pourquoi le vélo ? Pourquoi l’hiver ? Pourquoi pendant une pandémie ? Mais qu’est-ce que tu as mangé ? Pourquoi du beurre d’arachide ? Qu’est-ce qui t’a motivé lorsque c’était vraiment difficile ? Comment t’es-tu entraîné pour cela ? Que feras-tu après ? As-tu un intérêt personnel pour ce problème ? Et enfin, la question la plus fréquente et la plus importante : de quels dommages parles-tu ?

    La réponse simple à ce dernier point concerne les dommages causés par nos politiques actuelles en matière de drogues, qui reposent sur un modèle qui a échoué depuis des décennies. La « guerre contre la drogue » est un terme utile, car il souligne l’agressivité de notre approche actuelle qui, comme la guerre, coûte beaucoup d’argent et de nombreuses vies. Après des décennies de ratage, un tel modèle est en contradiction avec les preuves, la logique et les droits de la personne. La crise des opioïdes est un exemple concret des dommages causés par la guerre contre la drogue. Cette crise représente une grave épidémie qui coûte la vie à des milliers de personnes.As-tu un

    Intérêt personnel pour ce problème ?

    Non, je n’ai pas de liens personnels avec une surdose ni avec l’empoisonnement par le fentanyl. Toutefois, je suis humain, et j’ai donc un lien personnel avec les autres humains. Je trouve que cette « guerre contre la drogue » est pitoyable et dévastatrice, et que les politiques dans ce domaine sont illogiques et injustes. Ces politiques ont été justifiées par un manque d’éducation sur les drogues, sur la consommation de drogues et sur la santé mentale, ce qui a créé une culture marquée par la stigmatisation et une marginalisation tolérée. Le Canada devrait prendre ce problème plus au sérieux avant que chaque Canadien ne perde un être cher à cause d’un empoisonnement par le fentanyl ou d’une surdose. Ce n’est pas « nous contre eux ». En adoptant une approche des politiques sur les drogues qui est plus empathique et qui respecte les droits de la personne, on mettra non seulement en lumière les inégalités systémiques, qu’elles soient socio-économiques, culturelles, raciales ou sexuelles, mais on pourra aussi mieux comprendre la santé mentale.

    Donc, quand on me demande, « de quels dommages parles-tu ? »

    Je parlais en fait des dommages causés par nos propres pensées. Que nous ayons perdu un proche ou que nous soyons prédisposés génétiquement à la dépression, notre esprit est à l’origine de tant de souffrances. « Cycle To Stop The Harm » était axé sur la santé mentale. Une réforme de la politique en matière de drogues est le meilleur moyen de renforcer la recherche, la compréhension et la compassion concernant la santé mentale et de réduire la stigmatisation (ainsi que de sauver la vie de dizaines de milliers de personnes). Nous sommes tous à risque de souffrir de troubles psychologiques, qu’il s’agisse de dépression, de sentiment de solitude, d’anxiété, de dépendance, d’avidité, de haine ou de jalousie. Ce sont les raisons principales pour lesquelles je me suis lancé dans la campagne « Cycle To Stop The Harm ». C’est pourquoi j’étais si motivé pour attirer l’attention sur ce problème, même si je risquais de souffrir d’hypothermie et d’engelures pendant 29 jours. Je pédalais pour tous les garçons et toutes les filles qui ont été empoisonnés par le fentanyl et pour toutes les mères et tous les pères qui souffrent maintenant de leurs pertes. Je roulais pour les communautés les plus pauvres du Canada, du Ghana, du Mexique et de tous les autres pays. Je pédalais pour les riches et les pauvres, les religieux et les athées, les jeunes et les vieux. Chaque jour sur cette bicyclette, je roulais pour chaque être humain.

    Pourquoi le vélo?

    Je savais que je pourrais faire du vélo et faire du camping en hiver. Je savais qu’un voyage fou comme celui-ci attirerait de l’attention. Je savais que je pourrais donner une voix à tant de personnes qui n’ont ni la possibilité ni les ressources pour s’exprimer (ou pour être entendues).

    Cold snowing Saskatchewan highway
    Highway in Saskatchewan; 2021 / Autoroute en Saskatchewan ; 2021

    Pourquoi en hiver?

    J’ai eu l’idée mi-décembre et je ne voulais pas attendre. On m’a dit que j’étais impatient, mais je dirais que je suis plutôt passionné. Je savais aussi que cette initiative gagnerait beaucoup plus d’attention en hiver qu’en été. De plus, voyager à vélo et faire du camping en hiver mettent en lumière certaines difficultés rencontrées par les Canadiens sans-abri. Ayant été témoin de l’itinérance lors d’un autre voyage hivernal à vélo de six semaines dans l’est du Canada (du 23 octobre au 3 décembre 2020), je voulais inciter les gens à réfléchir aux défis liés à l’itinérance. Je me suis souvent demandé pourquoi on me trouvait aventureux ou courageux, tandis qu’on disait rarement une chose pareille (ou rien du tout) aux personnes qui vivent dans la rue. C’est dur de vivre dehors en hiver, même si on est bien équipé et que c’est volontaire. Je ne peux pas imaginer comment c’est difficile de le faire involontairement et de devoir faire face à d’autres obstacles tels qu’une maladie mentale grave ou la stigmatisation.

    Pourquoi pendant une pandémie?

    Le monde entier se trouve aux prises avec une pandémie sans précédent, et pourtant, les problèmes de logement, de dépendance, de dépression, de suicide et d’autres troubles de la santé mentale et inégalités sociales ne cessent jamais. Au contraire, les surdoses et les suicides ont même augmenté dans de nombreuses communautés pendant ce temps. Je n’allais pas attendre que la pandémie soit « terminée » pour agir face à ces problèmes. J’ai suivi tous les protocoles sanitaires et accepté les défis particuliers que cela impliquait, comme vivre pendant deux semaines dans une tente, après de longues journées à vélo, jusqu’à ce que l’on puisse m’accueillir dans une maison. Cela m’a permis d’avoir accès à deux maisons chaleureuses au cours du mois de janvier, mais pas assez de douches…

    Quant au voyage même, je vais essayer de décrire en quelques mots les difficultés rencontrées.

    Grâce à mon bon équipement, je n’ai jamais eu froid pendant la nuit. Par contre, chaque matin, il a fallu que je sorte de mon sac de couchage bien chaud pour mettre des chaussettes, des bottes et des mitaines qui étaient gelées. Au cours de la nuit, mon souffle se transformait en neige sur les murs intérieurs de ma tente. Ainsi, si je bougeais brusquement, la neige tombait dans ma tente. J’avais des chaussettes sèches en réserve, mais mes bottes étaient mouillées (gelées), alors je les ai gardées en cas d’urgence (ce qui n’est jamais arrivé, heureusement). Jour après jour, tout devenait de plus en plus mouillé et gelé.

    Tent covered in snow along Cycle to Stop Harm route | Iliajah Pidskalny cycle
    Camping along Cycle to Stop Harm Route; 2021 / Faire du camping le long de la route de « Cycle to Stop the Harm » ; 2021

    Une fois que j’avais mis mes chaussettes et mes mitaines gelées, je rangeais le camp dans l’obscurité afin de pouvoir pédaler à l’aube. Comme la lumière du jour était limitée (surtout au début), je pédalais de l’aube au crépuscule. Il m’a fallu beaucoup de temps et d’énergie pour préparer et ranger chaque jour un camp d’hiver efficace. Afin que cela vaille la peine, il me fallait faire au moins 80 km de vélo par jour. Cette distance n’était pas facile à parcourir contre les vents contraires qui soufflent dans les prairies (toujours 50 km/h et parfois jusqu’à 90 km/h en rafales), mais j’ai pu parcourir une moyenne de 120 km par jour lorsque j’étais dans les montagnes.

    Une fois le camp rangé et le vélo prêt à partir, l’une des parties les plus difficiles était d’enlever des couches de vêtements avant de pédaler. Ça a toujours été dur. Je chantais et parlais comme un fou et cela semblait m’aider. Ensuite, il ne restait qu’à pédaler jusqu’à ce que mon corps produise assez de chaleur pour que mes frissons cessent. Mais, avant ces moments-là, le froid glacial semblait épuiser mon énergie physique et mentale… jour après jour. Une fois complètement réchauffé, j’ai pédalé avec seulement une chemise à manches longues, des leggings en polyester et un maillot de bain. Puis, la prochaine partie la plus difficile : m’arrêter pour faire une pause. Si je m’arrêtais, j’avais très froid, je frissonnais et je claquais des dents en quelques minutes (ou parfois quelques secondes). Être au beau milieu de nulle part au Canada avec de tels frissons conduit rapidement à l’hypothermie. Ma seule source de chaleur était celle de mon corps en faisant de l’exercice. Je m’arrêtais donc rarement et seulement quelques instants. Une petite gorgée d’eau (qui devait être gardée dans un thermos) et une petite bouchée d’autant de calories que possible avant de reprendre le vélo. J’ai remarqué que faire du vélo avec la bouche pleine de nourriture en essayant de ne pas s’étouffer et en portant un masque en même temps était une façon de se réchauffer rapidement après une pause.

    Qu’est-ce que je mangeais?

    Chaque matin et chaque soir, je mangeais des nouilles de riz avec du beurre d’arachide. Pour me soutenir le reste de la journée, je préparais des barres énergétiques à base de dattes, de chocolat, de beurre d’arachide et de tortillas. Après avoir pédalé toute la journée, j’avais toujours un gros coup de froid lorsque j’arrêtais enfin de pédaler pour la nuit. Pour éviter cela, je montais le camp aussi vite que possible (ce qui a toujours très bien marché). Ensuite, je préparais mes nouilles de riz pour le souper, souvent avec du jus de légumes ou des tomates en conserve et, évidemment, du beurre d’arachide. J’ai mangé d’autres choses sur ma route, notamment des bonbons en Saskatchewan et des croustilles en Alberta. Mais une fois que j’ai appris que la combinaison de dattes, de chocolat, de beurre d’arachide et de tortillas me faisait sentir invincible, je n’ai jamais voulu autre chose. Et ce fut ainsi, pendant 29 jours.

    Noodles cooked in a sauce pan in a tent
    Eating a meal during Cycle to Stop the Harm; 2021 / Prendre un repas pendant le « Cycle to Stop the Harm » ; 2021

    Pourquoi le beurre d’arachide?

    Tous ceux qui avaient suivi mon voyage sur les réseaux sociaux ont remarqué que le beurre d’arachide était un thème constant. Bien qu’il ait été considéré comme une sorte de blague, ce produit constituait la majorité de mon apport calorique. Non seulement parce qu’il ne coûte pas cher, mais aussi parce que j’ai de sérieux problèmes de santé intestinale (SCI). Mes problèmes de santé m’ont presque amené à arrêter de voyager et de vivre ce genre d’aventure, mais j’ai décidé d’adapter mon mode de vie (régime alimentaire) de manière à pouvoir faire ce que j’aime le plus. Évidemment, il a fallu que je redécouvre ce qui me passionne le plus, mais ça, avec le beurre d’arachide, me permet d’aller de l’avant. (Je partage cela pour rappeler que je suis humain et qu’il ne faut pas exagérer les qualités de mon caractère.)

    Qu’est-ce qui m’a motivé dans les moments les plus difficiles?

    J’ai rencontré de nombreuses personnes tout au long de mon parcours et chacune avait une histoire, que ce soit la perte d’un ami empoisonné par le fentanyl ou sa propre histoire d’alcoolisme, de consommation d’héroïne ou d’achats compulsifs. Je me rappelais chaque jour pour quoi et pour qui je roulais : c’était pour la santé mentale de tous. Quand mes orteils étaient gelés ou que le vent soufflait en rafales à 90 km/h, je me disais : « Ce n’est pas que pour toi, Iliajah. C’est pour tout le monde ». Je regardais vers les montagnes et je me disais : « Sois patient comme les montagnes, fort comme le vent, et humble comme la poussière ».

    Pendant ce mois, j’ai rarement pensé à ma destination. Je me concentrais plutôt sur un seul jour à la fois. Faire du vélo et du camping dans le froid exige beaucoup de concentration, et il y avait peu de temps ni pour célébrer ni pour me détendre. Chaque instant était très calculé, car je devais constamment faire face à la menace de l’hypothermie et des engelures. Cependant, lorsque j’ai quitté Manning Park un matin, à une température de -20 °C, et que je suis arrivé à Agassiz à une température de +8 °C l’après-midi même, je me sentais incroyablement soulagé. C’est à ce moment-là que j’ai su que j’avais réussi mon voyage et que j’arriverais en toute sécurité à Vancouver dans quelques jours. Lorsque je suis arrivé à ma destination officielle, la Jack Poole Plaza (flamme olympique) à Vancouver, tout ce que je ressentais était une fatigue indescriptible après mon voyage et une certaine joie à l’idée de ce qui m’attendait.

    Iliajah Pidskalny in front of the Olympic Flame in Vancouver
    Iliajah Pidskalny; Vancouver; 2021

    Comment me suis-je entraîné pour cela?

    Au cours des six dernières années, je n’ai pas eu de voiture, ce qui a signifié de nombreux hivers et de nombreuses randonnées à vélo sur de longues distances. Mon premier voyage a été de Saskatoon à Vancouver (en été, à 18 ans, avec un copain), et j’ai découvert une passion pour le vélo de longue distance. Depuis ce temps, je suis allé faire de longs voyages en Indonésie, au Cambodge, en Espagne, et ailleurs au Canada. Je savais que mes jambes étaient prêtes pour « Cycle To Stop The Harm ». Toutefois, comme l’hiver est une autre affaire, je me suis concentré cette fois sur mon esprit. J’ai eu la chance d’avoir le temps, l’énergie et les ressources (livres, WiFi, contacts) qui m’ont aidé à découvrir et à pratiquer la méditation. Ce fut le point de départ de mes sentiments de compassion et d’empathie, les sentiments qui m’ont poussé à me lancer dans un voyage à vélo en plein hiver, pour personne de particulier, et pourtant pour chaque personne en particulier.

    Et après?

    Je suis allé sur l’île de Vancouver et j’ai continué à faire du vélo pour « Cycle To Stop The Harm ». Ayant terminé la collecte de fonds, j’ai décidé de me concentrer sur le dialogue et la réduction de la stigmatisation. Je croyais que ce serait un peu moins dur que mon expérience de ce dernier janvier, mais j’avais tort. J’ai connu un autre mois plein de mains et de pieds gelés, avec des frissons et des claquements de dents contre l’hypothermie. C’était beaucoup plus difficile à surmonter que le mois de janvier, car il n’y avait pas de point final. Moins de monde suivait mon trajet, et mes efforts dangereux semblaient donc inutiles. Enfin, j’ai parcouru à peu près 500 kilomètres de plus, de Nanaimo à Campbell River, puis vers le sud jusqu’à Victoria, et enfin de retour à Nanaimo. J’ai donc décidé de ralentir le projet « Cycle To Stop The Harm » et de prendre le temps de guérir et d’arrêter de faire souffrir mon corps meurtri. Pourtant, alors que les jours sont plus chauds et que le soleil brille plus longtemps, des idées bourgeonnent dans mon esprit. Un nouveau défi m’attend et il s’épanouira au bon moment.

    ~ Avec amour et enthousiasme, Iliajah Pidskalny

  • Une coalition nationale composée de personnes qui consomment de la drogue, d’organisations de défense des droits de la personne et d’organisations communautaires dénonce les graves failles du « modèle de Vancouver » et appelle au changement

    Une coalition nationale composée de personnes qui consomment de la drogue, d’organisations de défense des droits de la personne et d’organisations communautaires dénonce les graves failles du « modèle de Vancouver » et appelle au changement

    Vancouver, C.-B.—Une coalition pancanadienne d’organisations de défense des droits de la personne, de défense des politiques en matière de drogues, d’organisations communautaires et d’organisations de consommateurs de drogues exprime de sérieuses préoccupations au sujet d’un modèle de décriminalisation des drogues qui sera soumis à l’approbation du gouvernement fédéral. S’il est adopté, le « modèle de Vancouver », tel que proposé par la ville de Vancouver, pourrait créer un précédent — le premier du genre au Canada — et encourager d’autres villes à suivre son exemple, parmi lesquelles des communautés en Ontario, en Alberta et au Québec. C’est pour cela qu’il est essentiel que ce premier modèle de décriminalisation soit bien conçu, en se centrant sur la santé et les droits des personnes qui consomment de la drogue, ainsi que sur les besoins de leurs proches et de leurs communautés.

    « Le maire avait promis que les consommateurs de drogues seraient impliqués tout au long du processus. Mais en réalité, la Ville s’est réunie avec les services de police en privé et a conçu un régime restrictif. On nous a exclus et l’on ne nous a jamais donné les détails jusqu’à ce que ce soit un fait accompli », dit Garth Mullins, du Vancouver Area Network of Drug Users.

    « Si je consommais encore autant d’héroïne que j’en avais l’habitude dans le passé, le ‘modèle de Vancouver’ du maire me rendrait à nouveau criminel, et ne me libérerait pas. Mais ce n’est pas trop tard pour corriger cela ».

    ~Garth Mullins du Vancouver Area Network of Drug Users

    La coalition, qui s’est engagée à défendre la santé et les droits des personnes qui consomment de la drogue ainsi qu’à promouvoir des réformes progressives de la politique sur les drogues, fondées sur des données probantes, demande au gouvernement fédéral de corriger trois graves défauts du modèle actuel de Vancouver. Ces lacunes sont décrites dans une déclaration publique intitulée « La décriminalisation bien effectuée : Une vision de la réforme de la politique sur les drogues fondée sur les droits de la personne et la santé publique, publiée aujourd’hui » :

    1. Absence de collaboration véritable avec les personnes qui consomment de la drogue dans la conception d’un système qui leur est destiné. Les personnes qui consomment de la drogue n’ont pas été consultées adéquatement, et cela a entraîné une proposition qui ne reflète pas les réalités actuelles de la consommation de drogues. Cela finira par nuire au succès du plan proposé pour décriminaliser la possession personnelle de drogues à Vancouver. Un système élaboré conjointement par ceux qui sont au cœur du problème a beaucoup plus de chances de réussir. La coalition appelle le gouvernement du Canada et la ville de Vancouver à faire participer les personnes qui consomment de la drogue de façon concrète et significative.

    2. Les quantités seuils pour la possession décriminalisée de drogues sont trop basses. Santé Canada a demandé à la ville de Vancouver de proposer des quantités seuils pour chaque drogue qu’une personne peut légalement posséder. La fixation de quantités seuils peut apporter de la clarté et améliorer la santé et les droits de la personne des personnes qui consomment de la drogue. Par contre, s’ils sont fixés trop bas, ces seuils risquent de dévaloriser une proposition de décriminalisation et de causer des dommages. Les seuils proposés par Vancouver sont beaucoup trop bas et ne reflètent pas les réalités de la consommation actuelle de drogues. Reposant sur trois études que Vancouver reconnaît comme étant anciennes, les seuils proposés ne tiennent pas compte du fait que la tolérance aux drogues et les habitudes d’achat de nombreuses personnes ont considérablement augmenté et que le marché de la drogue lui-même a changé à cause de la COVID-19. Ce n’est qu’après la soumission des seuils à Santé Canada que des consultations avec les personnes qui consomment de la drogue ont eu lieu. La coalition appelle Santé Canada ou la ville de Vancouver à modifier les limites proposées à des niveaux plus réalistes, et ce, après une consultation approfondie avec les personnes qui consomment de la drogue.

    « La mise en place et l’impact de seuils irréalistes nieront en partie les objectifs d’une loi de décriminalisation, et obligeront les gens à se cacher », déclare Leslie McBain, cofondatrice de Moms Stop the Harm.

    « La criminalisation des personnes qui consomment de la drogue et la stigmatisation qui en résulte entraînent des conséquences négatives à long terme pour les individus, comme la peur dans leurs familles et leurs amis. La criminalisation est source d’instabilité et de peur pour les personnes qui consomment de la drogue qui, par conséquent, consomment souvent des drogues illicites tout seules finissent en mourant seules ».

    ~Leslie McBain, cofondatrice de Moms Stop the Harm

    3. La police impose les paramètres de la décriminalisation. Le Service de police de Vancouver (SPV) a été impliqué dans la conception de cette proposition dès le début. Cette participation est très problématique, vu que le concept de « décriminalisation » est censé supprimer la participation de la police à une intervention politique, et non pas renforcer son rôle en lui permettant de participer activement à sa conception. Comme le déclare la ville de Vancouver, le modèle actuel a pour but d’être une politique axée sur la santé publique et fondée sur des preuves. Les actions de la police ont historiquement été à contre-courant des efforts de santé et de réduction des méfaits, et nous sommes très inquiets du rôle majeur joué par le SPV dans ce processus. Il n’existe aucun critère juridique ou autre qui oblige la police à participer à ce processus. Nous appelons la ville de Vancouver à supprimer toute influence policière sur le processus et la forme de décriminalisation proposée à Santé Canada.

    « L’Association des intervenants en dépendance du Québec (AIDQ) réclame une approche sur les drogues basée sur les meilleures pratiques, incluant la participation pleine et entière des personnes touchées par la criminalisation des drogues. Plusieurs municipalités du Québec ont entamé des démarches en ce sens et certaines ont exhorté le gouvernement fédéral à décriminaliser la possession simple et mettre fin aux représailles néfastes que vivent les usagers de drogues et leurs proches », déclare Sandhia Vadlamudy, directrice générale de l’Association des intervenants en dépendance du Québec.

    « Les municipalités du Québec, dont Montréal, doivent éviter le piège présent dans le modèle élaboré par Vancouver. L’AIDQ soutient les efforts pour que le Québec adopte une posture inclusive et non stigmatisante avec les personnes qui font usage de drogues. Il faut soutenir et non punir. »

    ~Sandhia Vadlamudy, directrice générale de l’Association des intervenants en dépendance du Québec

    Plus encore, le modèle proposé ne permet pas d’aborder suffisamment les dommages intergénérationnels causés par les contrôles policiers excessifs et la stigmatisation structurelle dirigés vers les communautés indigènes et Noires et les personnes de couleur, qui souffrent de façon disproportionnée des impacts de la prohibition. Pour réussir, toute proposition doit tenir compte de cette réalité. Une décriminalisation bien effectuée doit être fondée sur des preuves et une bonne politique publique, et non pas sur les intérêts de la police. #DecrimDoneRight

    Finalement, le modèle proposé ne répond pas aux besoins des jeunes personnes, et ne permet pas aux jeunes de moins de 19 ans de bénéficier des avantages de la décriminalisation. Au contraire, le modèle renforce le pouvoir discrétionnaire de la police, ce qui perpétue une pratique dangereuse où la police est la principale source de soutien pour les adolescents. Ces adolescents sont stigmatisés et ciblés pour leur consommation de drogues en particulier parce qu’ils sont jeunes.

    « Il n’y a aucune raison valable de continuer à criminaliser les gens pour la simple possession de drogues au Canada, mais il existe de nombreuses évidences indiquant que nos lois actuelles causent des méfaits considérables. Afin de profiter des avantages de la décriminalisation, le ministre fédéral de la Santé doit exiger que les quantités seuils reflètent la réalité de la consommation et le point de vue des personnes qui consomment de la drogue. Sinon, nous compromettons tous les objectifs de la décriminalisation ».

    ~Sandra Ka Hon Chu, directrice de la recherche et du plaidoyer pour le Réseau juridique VIH

    Contacts

    1. Dr Thomas Kerr — Scientifique principal au BC Centre on Substance Use et professeur au département de médecine de l’Université de la Colombie-Britannique : 604-314-7817 (peut être consulté au sujet des seuils).
    2. Garth Mullins — Vancouver Area Network of Drug Users, Balado « Crackdown » : [email protected]
    3. Jean-Sébastien Fallu — Université de Montréal (français/anglais) : [email protected], 514-777-5948
    4. Leslie McBain — Moms Stop the Harm : [email protected]
    5. Marilou Gagnon — Association des infirmiers et infirmières en réduction des méfaits (français/anglais) : [email protected]
    6. Sandhia Vadlamudy — Association des intervenants en dépendance du Québec (français) : [email protected], 514-287-9625, poste 103
    7. Scott Bernstein — La Coalition canadienne des politiques sur les drogues : [email protected], 604-500-9893
    8. Kali Sedgemore — Coalition of Peers Dismantling the Drug War : 604-220-7165, [email protected]
    9. Sandra Ka Hon Chu — Réseau juridique VIH : [email protected], 647-295-0861

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    Téléchargez notre guide, qui explique pourquoi et comment les gouvernements provinciaux et municipaux devraient exiger une telle exemption

    Autres commentaires

    «Les personnes qui consomment de la drogue ont besoin de soutien, d’acceptation et d’inclusion. Il faut aller de l’avant et cesser de les stigmatiser structurellement avec nos lois et nos politiques sur les drogues. Ils ne sont ni des criminels ni malades». (Jean-Sébastien Fallu, Université de Montréal)

    «Les infirmiers et infirmières de la Colombie-Britannique appellent la décriminalisation depuis deux ans. La ville de Vancouver a eu l’occasion de développer un modèle en collaboration avec les personnes les plus touchées par la décriminalisation et d’utiliser les meilleures pratiques de consultation, d’engagement et de transparence. Elle a échoué à le faire. Le modèle proposé continuera à punir et à nuire aux personnes qui consomment des drogues, ainsi qu’à perpétuer les obstacles aux soins de santé. Ce modèle ne reflète pas une approche axée sur les soins de santé». (Marilou Gagnon, Association des infirmiers et infirmières en réduction des méfaits)

    « Les jeunes devraient être invités à participer de façon concrète et équitable à l’élaboration conjointe des politiques qui auront un impact sur eux, contrairement à ce qui s’est passé lors de l’élaboration du ‘modèle de Vancouver’. Les organismes impliqués actuellement ne représentent pas les consommateurs et la proposition ne prend pas en compte les réalités des adolescents et de la consommation de drogues. Un modèle qui exclut les jeunes ne représente pas une véritable décriminalisation ». (Étudiant.es canadien.nes pour les politiques éclairées sur les substances psychoactives, section de Vancouver)

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  • Intimate partner violence, substance use, and COVID-19

    Intimate partner violence, substance use, and COVID-19

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    “During COVID-19 and its aftermath it is important to consider the impacts of the pandemic and social and physical isolation on women’s health. This sheet explores adaptations to practice for service organizations and frontline workers, to respond to concerning trends in intimate partner violence (IPV) and substance use in the COVID-19 context.” Source: CCSA

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  • Statement on suspension of injectable opioid agonist treatment (iOAT) in Alberta

    Statement on suspension of injectable opioid agonist treatment (iOAT) in Alberta

    Edmonton, AB—Canadian Association of People Who Use Drugs, Canadian Drug Policy Coalition, Friends of Medicare, Moms Stop the Harm, and HIV Legal Network are deeply concerned about the health and safety impacts to vulnerable individuals accessing life-saving injectable opioid agonist treatment (iOAT) in Alberta.

    Yesterday, a court ruling upheld a decision by the Government of Alberta to end iOAT at clinics in Calgary and Edmonton by dismissing an injunction application to keep these vital, life-saving services running at those clinics. In our view, the ruling does not take into account the lived experience and perspectives of people who use drugs who attested to the benefits of the program and how ending it would threaten their health and safety. Earlier, the court heard that individuals suffering from severe opioid use disorder could face “irreparable harms including risk of death” if the government-funded treatment program is halted in March as planned. This included evidence that the Government’s decision to close the clinics has already contributed to severe harm to patients.

    The current iOAT program, prior to the Province creating uncertainty with its decisions, had a reported retention rate of over 80%, which is much above typical rates for substance use treatment. The Province of Alberta has in the past stated that addiction treatment should include services that support people beyond their substance use, something this program has done. It offers wrap around care, including on-site social workers who connect people with housing, income and employment support, psychologists and psychiatrists who help people deal with their underlying issues, including trauma, and most importantly peers with lived experience who understand and relate to the challenges the iOAT patients are going through. All this has contributed to the success of the iOAT program and has saved lives. This wrap around support will not be available in the unspecified model proposed by the Province.

    The recent ruling could result in individuals relying, once again, on a toxic supply of drugs from an unregulated, dangerous market outside a medical/community context and thus being exposed to the potential for further irreparable harm. It relied on an incomplete understanding of opioid use disorder and a lack of literacy around substance use, addiction, and the lives of people who use drugs. Once again, the voices and perspectives of people who use drugs—who are experts in their own experience—were not given sufficient weight in a decision directly impacting their health and wellbeing.

    Justice Dunlop, in his ruling, is quoted stating, “a causal connection between the Province’s planned changes and iOAT patients returning to street opioid use has not been proved.” But harms have already surfaced due to the Alberta government’s transition planning over the last year. The evidence before the court demonstrated that the Government’s decision has already contributed to one death and other serious harm for patients. Patients anticipate experiencing further serious, and irreversible harm once the clinics are shuttered.

    This ruling is especially concerning given the climate we now see ourselves in: two concurrent public health crises and a rise in overdose deaths across Canada due to COVID-19. It is precisely in times such as these that health services like iOAT should be expanded rather than scaled back. The decision to end these services in March is unconscionable and will risk the wellbeing of the plaintiffs in this trial. As individuals affected by the drug poisoning crisis, concerned citizens, health service providers, and professionals in the field, we are deeply troubled by the adverse health impacts that could follow from this decision. Lives are at stake.

    Contacts

    Natasha Touesnard, Executive Director
    Canadian Association of People Who Use Drug
    [email protected] | 902-223-9151

    Kym Porter, Alberta advocacy leader
    Moms Stop the Harm
    [email protected] | 403-580-7051

    Petra Schulz, Co-FounderMoms Stop The Harm
    [email protected] | 780-708-2244

    Alyssa Pretty, Communications and Administrative Officer
    Friends of Medicare
    [email protected] | 780-423-4581

    Corey Ranger RN BN
    Albertans for Ethical Drug Policy
    [email protected] | 250-880-0415

    Peter Kim, Director of Communications and Digital Engagement
    Canadian Drug Policy Coalition
    [email protected] | 604-787-4043

    Janet Butler-McPhee, Director of Communications and Advocacy
    HIV Legal Network
    [email protected] | 647-295-0861

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    About Canadian Association of People Who Use Drugs

    The Canadian Association of People who Use Drugs (CAPUD) is the national drug user organization in Canada. Our board and staff are comprised entirely of people who use(d) drugs. One of our main purposes is to empower people who currently use drugs deemed illegal to survive and thrive, with their human  rights respected and their voices heard. We envision a world where drugs are regulated and the people who use them are decriminalized. We are survivors of this war and we’ll continue to fight for policy reform that is based in evidence, understanding and compassion.

    About Canadian Drug Policy Coalition

    The Canadian Drug Policy Coalition (CDPC) is a coalition of over 60 organizations and 7,000 individuals working to support the development of progressive drug policy grounded in science, guided by public health principles, and respectful of human rights. CDPC operates as a project within Simon Fraser University’s Faculty of Health Sciences. CDPC seeks to include people who use drugs and those harmed by the war on drugs in moving toward a healthier Canadian society free of stigma and social exclusion.

    About Moms Stop the Harm

    Moms Stop the Harm (MSTH) is a network of Canadian families impacted by substance use related harms and deaths. We advocate to change failed drug policies and provide peer support to grieving families and those with loved ones who use or have used substances.

    About HIV Legal Network

    The HIV Legal Network, formerly the Canadian HIV/AIDS Legal Network, promotes the human rights of people living with, at risk of or affected by HIV or AIDS, in Canada and internationally, through research and analysis, litigation and other advocacy, public education and community mobilization.

    About Friends of Medicare

    Friends of Medicare is a provincial coalition of individuals, service organizations, social justice groups, unions, associations, churches and other organizations whose goal is to raise public awareness on concerns related to Medicare in Alberta and Canada.

  • Reducing transmission of respiratory illness through improved indoor air quality

    Reducing transmission of respiratory illness through improved indoor air quality

    Improving ventilation for covid-19 Improving ventilation for covid-19

    “The following is an edited summary of a conversation with Dr. Jeffrey Siegel, Professor of Civil Engineering at the University of Toronto. Dr. Siegel is an expert on indoor air quality and ventilation. The conversation took place in late December, 2020. Some information was also added following the conversation by MAP.

    Respiratory illnesses like COVID-19 are spread in a few ways, including through the air. When people are together indoors, infections can spread more easily. But there are things you can do to improve indoor air quality and help reduce transmission. While this is particularly urgent during the COVID-19 pandemic, improvements to indoor air quality are important long-term investments at any time. For example, these improvements can help reduce transmission of long-standing respiratory illnesses such as flu and tuberculosis.

    Please note, the below focuses on airborne transmission, and does not address or replace other infection control measures such as masks, hand washing and the disinfection of surfaces.”

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  • Décriminalisation de la drogue à Vancouver

    Décriminalisation de la drogue à Vancouver

  • En 2021, vers une réforme de la politique sur les drogues

    En 2021, vers une réforme de la politique sur les drogues

    Il faut reconnaître que 2020 a été un désastre. Il est possible d’exprimer le nombre de victimes en chiffres, mais on ne peut pas calculer l’impact et les dommages actuels. Amis, membres de la famille, partenaires et collègues ont perdu leurs vies, un grand nombre d’entre eux seuls, et la plupart, à cause des politiques sur les drogues échouées.

    Nous sommes bien conscients des difficultés rencontrées au cours de l’année passée. Toutefois, il faut reconnaître les actes de courage, d’ingéniosité et de détermination qui ont contribué à faire évoluer la situation en matière de santé publique, de réduction des méfaits et de politique sur les drogues. Avec la pandémie de la COVID-19, le grand public a pu voir et comprendre les inégalités sanitaires profondes qui affectent la société canadienne. Ainsi, le discours public et la conscience du public se sont ouverts aux questions qui concernent la consommation supervisée, la décriminalisation des drogues et un approvisionnement sûr— comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant.

    A mourner sits on the ground at a rally in Vancouver
    Journée internationale de sensibilisation aux surdoses; Vancouver; 2020

    En 2020, le nombre de surdoses a continué à augmenter, mais la pandémie de la COVID-19 a également privé les Canadiens de leurs soutiens réguliers. Elle a peut-être finalement permis à certaines personnes de trouver un abri, mais le risque de surdose a aussi augmenté, puisque ces personnes vivaient désormais seules.

    En 2021, il y a beaucoup de travail à faire. Il y a encore des drogues toxiques dans le marché illégal. La stigmatisation et la discrimination repoussent encore les gens à l’ombre. Les gouvernements municipaux et provinciaux continuent de rejeter toute évidence de la réduction des méfaits et de ses effets positifs. De plus, il faut encore faire changer d’avis nos dirigeants élus et les convaincre de soutenir une politique progressiste sur les drogues.

    En 2021, la Coalition canadienne des politiques sur les drogues se concentrera sur la décriminalisation et la réglementation légale des drogues afin de mettre fin aux méfaits du marché des drogues toxiques. Pour y parvenir, nous mènerons une série de grands projets, chacun ayant son propre public et son propre objectif, afin de pousser le Canada vers un avenir sans méfait lié à la politique sur les drogues.

    Événement à l’appui du site de prévention des surdoses de Lethbridge; Lethbridge, AB; 2020

    Au premier plan de nos efforts se trouve le projet Aller de l’avant : mettre fin à la crise des surdoses. Ce projet national de dialogues sur la santé publique vise à aider les Canadiens à comprendre que nous poursuivons tous les mêmes objectifs : une société en sécurité et sans danger, ne souffrant pas des méfaits d’un approvisionnement toxique de drogues. À travers le Canada, ce projet permettra de rassembler les dirigeants des communautés afin de définir des valeurs et des objectifs communs, ainsi qu’une vision partagée du changement, permettant ainsi aux Canadiens de travailler ensemble à la recherche de solutions. Aller de l’avant vise à rapprocher les communautés et à établir ainsi une base solide de soutien public ce qui permettra de stimuler nos autres initiatives et efforts majeurs.

    Le projet Broken Drug Policies est un projet similaire en Colombie-Britannique, qui vise à accélérer la réforme des politiques sur les drogues en s’appuyant sur les progrès déjà réalisés au niveau provincial. Broken Drug Policies aidera le public à comprendre comment les systèmes interconnectés (de soins de santé, de justice pénale, de services sociaux et d’emploi) affectent la consommation de substances. Ce projet soulignera également que les citoyens ont le pouvoir d’influencer ces systèmes afin de créer des changements.

    Le Projet D’encadrement Actualisé examinera en profondeur comment un système légal de réglementation des drogues pourrait fonctionner. Seule un approvisionnement sûr et réglementé de drogues permettra de mettre fin à cette épidémie de décès par surdose, mais la première étape essentielle pour y parvenir est d’envisager un tel avenir. Dans le cadre de ce projet, la CCPD consultera les parties clés, notamment les consommateurs de drogues, afin de déterminer les facteurs qui contribueraient au succès d’un système légal de réglementation. Comment les gens auraient-ils accès à des drogues plus sécuritaires? Qui pourrait les obtenir? Quand et où pourraient-ils les obtenir? Tous ces points seront examinés afin de définir les grandes lignes d’un changement qui pourrait sauver des vies.

    Two men carry a large black wooden coffin along the march route
    Marche commémorative du Réseau des usagers de drogues de la région de Vancouver; Vancouver; 2020

    Imagine Safe Supply se joint à cet effort afin de définir le concept de l’approvisionnement sûr, mais aussi de préciser ce que cela signifie pour les personnes les plus directement touchées par les méfaits de notre politique actuelle sur les drogues : les consommateurs de drogues. Il est indispensable de comprendre en profondeur ce concept pour mettre en place une politique transformatrice.

    Avec le déploiement des vaccins de la COVID-19, on est ravi de démarrer la planification de Stimulus 2022 : Drogues, politiques et pratiques au Canada. Cette conférence sur la réduction des méfaits est la plus grande du pays. Elle réunira des spécialistes de la réduction des méfaits, des personnes qui consomment des drogues, des responsables gouvernementaux, des leaders communautaires, des défenseurs et des universitaires et leur permettra de partager leurs connaissances ainsi que de renforcer la communauté pour mieux répondre à la crise des surdoses la plus grave de l’histoire du Canada.

    En regardant vers 2021 avec espoir, il faut être unis, aujourd’hui plus que jamais, alors que nous progressons sur cette voie qui nous permettra de changer les politiques sur les drogues échouées et de sauver des vies. C’est pourquoi nous vous demandons de nous soutenir.