Category: Supervised Consumption Services

  • La décision de l’Alberta de fermer les sites de consommation supervisée entraînera des morts évitables

    La décision de l’Alberta de fermer les sites de consommation supervisée entraînera des morts évitables

    En tant qu’organisations œuvrant à l’avancement de politiques fondées sur les droits de la personne et la santé publique, le Réseau juridique VIH et la Coalition canadienne des politiques sur les drogues condamnent fermement la décision du gouvernement de l’Alberta de fermer les derniers sites de consommation supervisée à Calgary et à Lethbridge, et demandent instamment qu’elle soit annulée immédiatement. Si on la laisse faire, cette décision politique entraînera la mort évitable d’êtres chers, l’augmentation des taux de blessures évitables et de transmission du VIH et de l’hépatite C, l’augmentation de la pression sur des services d’urgence surchargés, et l’augmentation de la consommation de drogues et des débris dans les espaces publics.

    Les preuves de ces problèmes sont bien établies depuis des décennies. Nous notons que le gouvernement de l’Alberta tente d’appuyer sa décision sur sa propre étude de six mois, qui contredit les preuves accablantes démontrant les effets néfastes sur les communautés de la fermeture d’un site. En Ontario, les fermetures de sites de consommation supervisée ont été associées à plusieurs préjudices au cours de l’année écoulée, notamment à une forte augmentation des toxicités liées aux opioïdes traitées par les services médicaux d’urgence (+69,5 %) et des visites aux services d’urgence pour des toxicités liées aux opioïdes (+67 %), ainsi qu’à une augmentation des décès dans des résidences privées et en plein air.

    En tant qu’experts en politique des drogues, nous soulignons que le taux de décès par toxicomanie est directement influencé par la composition et la volatilité de l’offre de drogues non réglementée, qui échappe actuellement à la surveillance et au contrôle de tout organisme de réglementation. Il est choquant de constater que le gouvernement de l’Alberta affirme qu’il est temps de fermer ces sites parce que les décès par overdose ont chuté “d‘environ 39 %” depuis le pic atteint en 2023. Mais 602 personnes ont perdu la vie en seulement six mois en 2025. Nous sommes toujours au cœur d’une crise des drogues toxiques, et les sites de consommation supervisée sont essentiels pour réduire le nombre de décès par overdose. L’élimination d’un outil de prévention des overdoses essentiel et fondé sur des preuves défie toute logique.

    Le site de consommation supervisée de Calgary a répondu à lui seul à 475 événements liés à la drogue au cours des trois premiers trimestres de 2025. Pour être clair, ces chiffres représentent des vies qui auraient été perdues sans l’existence de services de consommation supervisée.

    Les personnes qui consomment des drogues à Calgary et à Lethbridge perdront une bouée de sauvetage lorsque ces sites fermeront en juin 2026. Supprimer l’accès à l’un des outils les plus probants et les plus éprouvés pour réduire les décès et les blessures évitables liés à la drogue est un choix irréfléchi dont les conséquences sont évidentes : davantage de souffrances inutiles. Dans le contexte d’une offre de drogues volatile, toxique et non réglementée, les services de consommation supervisée sont un élément essentiel d’une approche plus large qui inclut l’accès à un traitement volontaire, réglementé et fondé sur des données probantes. L’augmentation des investissements dans les services de traitement basés sur l’abstinence ne remplace pas le service unique et salvateur fourni par la consommation supervisée. Il est bien établi que la recherche de l’abstinence, pour ceux qui le souhaitent, n’est pas un processus linéaire. Par exemple, le risque accru d’overdose mortelle après un traitement de la toxicomanie est bien documenté. En garantissant la disponibilité d’une gamme de services fondés sur des données probantes, y compris la consommation supervisée, nous sommes mieux à même de soutenir les gens et de réduire le nombre de décès évitables. La réduction des méfaits et l’accès aux services de traitement volontaire vont de pair.

    Nous sommes solidaires des personnes qui consomment des drogues et de leurs familles, ainsi que des travailleurs de première ligne qui subiront les effets néfastes de cette décision politique. Nous nous engageons à travailler avec nos alliés en Alberta pour faire avancer une politique de lutte contre la toxicomanie fondée sur des données probantes et créant des communautés plus sûres et plus saines pour tous les membres de notre société, quelle que soit leur relation avec la toxicomanie.

    Le le Réseau juridique VIH et la Coalition canadienne des politiques sur les drogues demandent au gouvernement de l’Alberta de revenir immédiatement sur cette décision.

  • LETTRE OUVERTE CONCERNANT LA SUPPRESSION DE TOUS LES SITES DE CONSOMMATION SUPERVISÉE EN ONTARIO

    LETTRE OUVERTE CONCERNANT LA SUPPRESSION DE TOUS LES SITES DE CONSOMMATION SUPERVISÉE EN ONTARIO

    31 mars 2026

    L’honorable Doug Ford, député provincial
    Premier ministre, ministre des Affaires intergouvernementales
    Par courriel : [email protected] | [email protected]

    L’honorable Sylvia Jones, députée provinciale
    Vice-premier ministre, ministre de la Santé
    Par courriel : [email protected] | [email protected]

    L’honorable Vijay Thanigasalam, MPP
    Ministre délégué à la santé mentale et aux toxicomanies
    Courriel : [email protected] | [email protected]

    Monsieur le Premier ministre Ford, Monsieur le ministre Jones et Monsieur le ministre délégué Thanigasalam,

    RE : Suppression de tous les sites de consommation supervisée en Ontario

    Au nom des organisations signataires ci-dessous, nous vous demandons instamment de reconsidérer la décision de supprimer les huit derniers sites de consommation supervisée (SCS) financés par la province en Ontario. Les preuves en faveur des SCS – qui vous ont été fournies par le personnel et les rapports internes, ainsi que les recommandations du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario et de l’Association des chefs de police de l’Ontario, entre autres – sont sans équivoque et validées par des décennies de recherche. Les SCS préviennent les décès, les blessures et les autres effets négatifs sur la santé dont souffrent de manière disproportionnée les Ontariens qui consomment des drogues, réduisent le fardeau des premiers intervenants, du personnel hospitalier et du personnel des services sociaux, qui sont surchargés, et réduisent à la fois la consommation de drogues et les débris de drogues dans le public.

    Les huit sites qui risquent de fermer en juin 2026 ont desservi 120 997 personnes et inversé 15 402 surdoses tout en maintenant ou en améliorant la sécurité de la communauté et en fournissant de nombreux services complémentaires, y compris des soins de santé primaires. Ces sites fournissent directement aux personnes des possibilités de traitement de la toxicomanie et de la santé mentale, ou les mettent en contact avec elles, et ont réduit la charge fiscale de l’Ontario de plusieurs millions de dollars par an grâce à la prévention de la transmission du VIH et de l’hépatite C. Les données recueillies à l’échelle de l’Ontario à la suite de la fermeture des 2025 SCS révèlent une forte augmentation du recours aux services médicaux d’urgence (+69,5 %) et aux services d’urgence (+67 %) pour les surdoses liées aux opioïdes, ainsi qu’une augmentation du nombre de décès dans les résidences privées et en plein air.

    Les SCS sont une partie essentielle de l’écosystème des soins communautaires qui comprend une grande variété de traitements et de soutiens très appréciés par les communautés locales – et qui ne sont disponibles nulle part ailleurs. Bien que les centres HART offrent certains soutiens, ils ne peuvent pas remplacer les SCS et les soins d’urgence à faible barrière qu’ils offrent lorsque les personnes sont victimes d’une overdose mettant leur vie en danger. L’exclusion intentionnelle des SCS dans les HART Hubs ainsi que l’interdiction de la distribution d’aiguilles et de seringues créent des obstacles inutiles à l’accès aux soins de santé et aux services sociaux. Le choix de supprimer ces services représente non seulement la perte de soins d’urgence dont on a désespérément besoin, mais aussi la rupture des relations entretenues entre les prestataires de soins de santé et les personnes qui consomment des drogues – relations qui constituent une voie d’accès à d’autres formes de soutien. Par exemple, si une personne choisit l’abstinence, les SCS peuvent l’aider à entrer en contact avec des soins fondés sur l’abstinence.

    Notamment, les délais d’attente pour les services de gestion du sevrage, les services ambulatoires et les établissements résidentiels de traitement des addictions financés par l’État en Ontario peuvent souvent durer plusieurs mois, malgré les recommandations formulées depuis 2017 en faveur d’un traitement des addictions universel, fondé sur des données probantes, accessible au public et volontaire, sur demande. En outre, la recherche de l’abstinence est loin d’être un processus linéaire. À la suite d’un traitement, le risque immédiatement accru d’overdose potentiellement mortelle est bien documenté. En Ontario, le traitement est également fourni dans le contexte d’une industrie non réglementée où n’importe qui peut offrir des services. Les SCS maintiennent les gens en vie jusqu’à ce qu’un traitement soit disponible ou jusqu’à ce qu’ils puissent atteindre leurs propres objectifs, y compris, mais sans s’y limiter, l’abstinence.

    Les lois et les politiques efficaces doivent être fondées sur des preuves, et le transfert du financement des SCS ailleurs n’est pas soutenu par des preuves ou par le public en général. La suppression du financement des SCS en Ontario nuira aux personnes les plus marginalisées de nos communautés, à savoir les sans-abri, les personnes vivant dans l’extrême pauvreté et les personnes qui consomment des drogues criminalisées. Les appels urgents sont clairs de la part des résidents endeuillés de l’Ontario, des personnes qui consomment ou servent des personnes qui consomment des drogues non réglementées, des professionnels de la santé, des experts en sécurité communautaire, et bien plus encore : Les SCS sont un service essentiel qui a besoin d’être étendu, et non éliminé.

    Les décideurs politiques disposent d’une formidable richesse d’expérience et d’expertise sur les questions de consommation de substances psychoactives en Ontario. Nous encourageons et restons ouverts au dialogue.

    Nous demandons instamment l’annulation de la décision de défaire le SCS.

    Signé,

    Coalition canadienne des politiques sur les drogues
    Réseau de stratégie antidrogue de l’Ontario
    Réseau juridique VIH
    ANCS Sénégal
    2-Peuples inspirés des 1ères nations
    2039192 Ontario Inc
    Un utérus avec vue
    Services juridiques autochtones
    Access Alliance
    Action Hépatite Canada
    Adam Newman MPC
    Services de toxicomanie du centre de l’Ontario
    Addictions et santé mentale Ontario
    Centre de défense des locataires de l’Ontario
    Réseau africain des personnes qui consomment des drogues (AfricaNPUD)
    Alliance pour les droits et le sida en Afrique australe
    Programme ontarien pour le deuil et la résilience en matière de sida (ABRPO)
    Comité du SIDA de Terre-Neuve et du Labrador
    Comité du sida de la région de Durham
    Comité du SIDA d’Ottawa
    SIDA Nouveau-Brunswick
    AIVL
    akzept e.V. Bundesverband für akzeptierende Drogenarbeit und humane Drogenpolitik (Association fédérale pour la lutte contre la toxicomanie et la politique humaine en matière de toxicomanie)
    Alliance pour des communautés plus saines
    Alliance pour mettre fin au sans-abrisme Ottawa
    Amnesty International Canada (ES)
    Diocèse anglican de Toronto
    Anishnawbe Health Toronto
    AQPSUD
    ARCH Disability Law Centre (Centre juridique pour les personnes handicapées)
    ArtHouseTO
    Asian Community AIDS Services (services de lutte contre le sida de la communauté asiatique)
    Association des intervenants en dépendance du Québec
    Association pour une politique humaine en matière de drogues, Norvège
    Association pour la santé publique du Québec
    Awen Consulting Services (Renforcement des capacités internationales en matière de réduction des méfaits)
    Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique
    BC-Centre d’excellence en matière de VIH/SIDA
    Being Alive/Coalition d’action des personnes atteintes du sida
    Blood Ties Four Directions Centre
    BOOM Santé
    Bras outaouais
    Services communautaires Breakaway
    Bronx Movil
    Butterfly – Réseau de soutien aux travailleurs du sexe asiatiques et migrants
    CACTUS Montréal
    Conseil de Cambridge sur le vieillissement
    Association canadienne des libertés civiles
    Fédération canadienne des infirmières et infirmiers en santé mentale
    Association canadienne pour la santé mentale – Sudbury/Manitoulin
    Association canadienne pour la santé mentale – Champlain Est
    Association canadienne pour la santé mentale, Ontario
    CanHepC
    Les soins dans le chaos
    Casey House
    CASON
    CATIE
    Connexions communautaires CAYR
    Centre de toxicomanie et de santé mentale
    Centre d’évaluation de la politique des drogues
    Centretown Citizens Ottawa Corporation
    Centre de santé communautaire de Centretown
    Changemark Recherche + Évaluation
    Église de St Stephen-in-the-Fields
    Clinique juridique Grand-Nord Legal Clinic
    Clinique médicale Coderix
    Projet de santé communautaire à Los Angeles
    Centre de recherche communautaire (CBRC)
    Clinique de traitement complet
    Clinique de traitement global – Initiatives communautaires
    Cornerstone Housing for Women
    Cranstoun
    SCFP 3903
    SCFP 5536
    Section locale 5399 du SCFP
    SCFP Ontario
    DAP Santé Réduction des méfaits
    Davenport 4 Palestine
    Centre de santé communautaire et de quartier de Davenport-Perth
    ORG délibératif
    Santé communautaire DIY Timmins
    Médecins pour une politique des drogues plus sûre
    Dopamine
    Dr Joel Voth Medicine Professional Corporation
    Services d’injection de drogues à Canterbury Trust (NZ)
    EACH+EVERY : Les entreprises pour la réduction des méfaits
    Société de justice pénitentiaire de la côte Est
    Centre de santé communautaire d’East End
    Éléments
    Élever l’ONEM
    Clinique juridique d’Elgin-Oxford
    Société Elizabeth Fry du Nord-Ouest de l’Ontario
    Association eurasienne de réduction des méfaits (EHRA)
    European Network of People who Use Drugs CLG
    Evangel Hall Mission
    Families for Addiction Recovery (FAR)
    Feast Centre for Indigenous STBBI Research
    FightBack ! KW
    Centre de santé de Flemingdon
    Ministères de Fontbonne
    Les avant-bras du centre de changement pour permettre à la communauté de s’épanouir
    Fred Victor
    Freddie
    Alliance pour la santé sexuelle des hommes gays
    Centre George Hull pour les enfants et les familles
    Centre de crise Gerstein
    Les grands-mères agissent pour sauver la planète (GASP)
    Guelph & Wellington Poverty Elimination Collaborative (collaboration pour l’élimination de la pauvreté)
    Centre de santé communautaire de Guelph
    Harlem United
    Réduction des méfaits en Australie
    Harm Reduction Nurses Association / L’association des infirmiers et infirmières en réduction des méfaits
    Health Equity Alliance of Nova Scotia (Alliance pour l’équité en matière de santé de la Nouvelle-Écosse)
    Les prestataires de soins de santé contre la pauvreté
    Coalition pour des soins de santé pour tous
    Droit à la santé 360
    Feuille de route pour l’élimination de l’hépatite C en Ontario
    Clinique juridique du VIH et du sida de l’Ontario (HALCO)
    HIV Justice Network
    Homeless Youth Alliance
    HOPS – healthy options project Skopje
    House Of Sophrosyne
    Housing Works, Inc.
    Clinique juridique communautaire de l’IAVGO
    Centre d’action pour la sécurité du revenu (CASR)
    Réseau indigène de réduction des méfaits
    Réseau indonésien de réduction des méfaits
    Équipe de santé familiale du centre-ville
    Programme de santé et de bien-être dans les quartiers défavorisés, Université de l’Alberta
    Institut RIA
    Interfaith Grand River
    Réseau international des personnes qui consomment des drogues
    Réseau international sur la santé, les hépatites et la toxicomanie (INHSU)
    Dans l’esprit extérieur
    IRIS Estrie
    Centre Jean Tweed
    Anciens élèves de JM Drama
    Centre John Humphrey pour la paix et les droits de l’homme
    Kensington Health
    Services juridiques communautaires de Kensington-Bellwoods
    Kickstart Medical
    L’insurrection de Kootenay pour un approvisionnement sûr
    Centre de santé communautaire LAMP
    Association du village de Langs Farm (Langs)
    Assistance juridique de Windsor
    Lembaga Bantuan Hukum Masyarakat (en anglais)
    Centre d’études sur la folie Université de York
    Les Magpies placent un volontaire pour la sensibilisation
    Ligne principale
    Arbre de mai
    Médecins du Monde Canada – Doctors of the World Canada
    Médecins du Monde International Network
    META:PHI
    Metzineres sccl
    Mindful Nurse Gardener Inc.
    Les mamans arrêtent le mal
    Mothercraft, Rompre le cycle
    Services communautaires et de santé de Moyo
    Réseau des femmes mozambicaines
    Initiative “Mon cerveau, mon choix” (Allemagne)
    Coalition nationale pour la réduction des méfaits
    National Overdose Response Service
    National Right to Housing Network
    Native Child and Family Services of Toronto
    Neighbourhood Legal Services
    Neighbourhood Legal Services (London & Middlesex) Inc.
    Association antiraciste de la région de Niagara
    Infirmière 2 Infirmière Soutien par les pairs
    Oasis unité mobile d’intervention
    OCRINT
    Stratégie ontarienne de lutte contre le VIH/sida chez les autochtones
    Réseau ontarien de lutte contre le sida
    Organisation pour la prévention de la souffrance intense (OPIS)
    Ostrowski Medicine Professional Corporation
    PACT de rue
    PAN
    Centre d’activités et de loisirs Parkdale (PARC)
    Parkdale Community Legal Services
    Centre de santé communautaire Parkdale Queen West
    PASAN (Prisoners with HIV/AIDS Support Action Network – Réseau d’action de soutien aux prisonniers atteints du VIH/sida)
    PATH : Peterborough Action for Tiny Homes (Action de Peterborough pour les petites maisons)
    Alliance PEERS
    Société de prévention des overdoses de Penticton et de la région (P+OPS)
    Mouvement populaire pour la santé – Canada
    Planning familial de Toronto
    Vie positive Niagara
    Pozitive Pathways Community Services
    Fondation PREKURSOR
    Reach Out Chatham Kent (ROCK)
    RECAP
    Collectif RECLAIM
    Soins de rétablissement
    Centre de santé communautaire de Regent Park
    Ministère de la communauté de Regent Park
    Connexion régionale VIH/SIDA
    Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO)
    Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, Sudbury et district
    Réseau ACCESS Network
    Respect Rx Pharmacy
    Cadres retraités pour l’équité sociale
    Rideauwood Addiction and Family Services
    Redresser les relations au Canada
    Réseau de santé des refuges
    Shelter Housing Justice Network (réseau pour la justice en matière de logement)
    Centre d’apprentissage familial Skana
    Skoun, Centre libanais de lutte contre les dépendances
    Programme d’échange de seringues et de prévention des overdoses SLO Bangers
    Centre de développement social de la région de Waterloo
    Planification sociale Toronto
    Réseau sud-africain des personnes qui consomment des drogues
    Clinique juridique sud-asiatique de l’Ontario
    Centre de soins de santé de Riverdale Sud
    Centre St Felix
    Michael’s Homes
    Chats de rue YYC
    Rue Haven
    Réseau des infirmières de rue
    Réseau d’éducation et de prévention des surdoses (SOPEN)
    Réseau de santé pour l’utilisation de substances
    Société de prévention des surdoses temporaires de Sudbury
    Équipe de santé familiale du Pays du Soleil Couchant
    Le Centre Ally du Cap-Breton
    Le Centre de psychologie et de régulation des émotions
    Le Centre Gilbert pour les services sociaux et d’assistance
    The Neighbourhood Group Services communautaires
    La mission d’Ottawa
    La Fondation Peterson
    Le projet Seeking Help
    Le projet de trottoir
    Prévention et soutien en matière de VIH dans le cadre du programme Thrive
    Conseil de santé de Toronto
    Alliance pour la réduction des méfaits de Toronto (THRA)
    Réduction des méfaits chez les autochtones de Toronto
    Société de prévention des overdoses de Toronto
    Le service de vérification des drogues de Toronto et la communauté de vérification des drogues de l’Ontario
    Tracking(IN)Justice Project
    Unison Health and Community Services
    Up North Harm Reduction
    Vibrant Community Health
    VIRCAN Care & Research Inc.
    Bureau de Washington sur l’Amérique latine
    Services juridiques communautaires de la région de Waterloo
    Équipe d’action antidrogue de la région de Waterloo
    Centre d’accueil pour les femmes et les familles
    Stratégie antidrogue de Wellington Guelph
    Maison de quartier de l’Ouest
    Initiative sur les femmes et le VIH/sida
    Services communautaires WoodGreen
    Les travailleurs pour une politique éthique en matière de consommation de substances psychoactives
    Jeunesse RISE
    YWCA Toronto

  • SAUVER UNE VIE N’EST PAS UN CRIME

    SAUVER UNE VIE N’EST PAS UN CRIME

    Les sites de consommation supervisée (SCS) et les sites de prévention des overdoses (OPS) sont des interventions essentielles, basées sur des preuves, qui sauvent des vies. En Ontario, on estime que 6 à 7 personnes meurent chaque jour à cause de l’approvisionnement en drogues toxiques et non réglementées.

    Malgré cela, le gouvernement provincial a de plus en plus restreint l’accès à ces services essentiels par des coupes budgétaires et des réglementations plus strictes. En réponse, les communautés prennent des mesures. Des organisations de base, des bénévoles et des défenseurs de la réduction des méfaits interviennent pour assurer le fonctionnement indépendant du SPO et répondre aux besoins locaux urgents.

    Ce document donne un aperçu des principales considérations juridiques pour les personnes et les groupes impliqués dans le soutien ou la gestion d’un SPO en Ontario.

  • OPEN LETTER: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health

    OPEN LETTER: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health

    August 7 2024 

    The Honourable Sylvia Jones
    Ministry of Health
    [email protected] | [email protected]
    777 Bay Street, 5th Floor
    Toronto, ON M7A 2J3 

    The Honourable Michael Tibollo
    Ministry of Health
    [email protected] | [email protected]
    7 Queen’s Park Crescent
    Toronto, ON M7A 1Y7

    Dear Minister Jones and Associate Minister Tibollo, 

    RE: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health

    This is a follow up to our letter dated March 4 2024 regarding the need to implement emergency funding for supervised consumption services, to which we have received no response. Ontario’s drug poisoning death rate – now approximately one Ontario resident dying every 2 ½ hours – is dire. 

    We reiterate our urgent request that the Ministry of Health provide immediate funding for supervised consumption services (SCS) in Ontario, and to act collaboratively and with transparency to deliver life-saving services for existing and future applications for SCS under the provincial Consumption and Treatment Services (CTS) model. We urge the Ontario government to respect the needs of local municipalities, end the deadly and discriminatory delays, and provide relief for emergency responders in establishing evidence-based health and social supports via SCS. 

    While treatment and recovery options must be made available to all who wish to access these services, it is paramount that a spectrum of harm reduction services and other health and social supports are immediately scaled up. We remind the government that hundreds of people have died who were not diagnosed with a substance use disorder and would not have been eligible for addiction treatment services. The Ontario government’s ongoing delays further entrenches stigma and discrimination while contributing to needless and preventable deaths, injuries, grief and trauma. 

    Tragically, since our previous letter, supervised consumption services sites in Timmins and Sudbury, where applications have been awaiting a response from the province for 16 months (Timmins) and 33 months (Sudbury), have been forced to shut their doors in June 2024 and March 2024 respectively, along with the Windsor site (application submitted 21 months ago) which was forced to shut down in December 2023, leaving an increasing number of local communities without the necessary services to prevent overdose-related death. In Barrie, applicants have been forced to rescind their application submitted two and a half years ago due to the unsustainability of maintaining rental payments for a location without having any confirmation of funding nor timelines from your government. It is unacceptable that the provincial government is acting as the central roadblock in establishing urgently needed life-saving services, despite local support and significant local investment into these services that will all go to waste. 

    The 2023 annual report of the Chief Medical Officer of Health recommended that Ontario increase access to harm reduction services, like supervised consumption services, as part of a fulsome response. The Association of Municipalities of Ontario, the Association of Local Public Health Agencies, and Addictions and Mental Health Ontario are among the many, many organizations urging immediate action establishing new SCS sites. Data shows that there were an estimated 3,812 drug-related deaths in 2023, and an additional 1,842 suspected-drug toxicity deaths in the first six months of 2024. In Timmins, Windsor and Sudbury, the opioid toxicity mortality rate is nearly three times the provincial average. There is a dearth of supervised consumption services in northern Ontario contributing to service inequities between the north and south. 

    This crisis has worsened under the current provincial government, with deaths totaling more than 21,000 Ontario residents since 2018. Given the inordinate delays and lack of transparency in providing timely funding for simple, life-saving services, we are concerned about this government’s unwillingness to adequately implement a successful holistic and comprehensive provincial drug strategy. 

    We reiterate our calls to: 

    1. Immediately provide direct emergency funding to supervised consumption services (SCS) sites that have submitted their Consumption and Treatment Services (CTS) applications to the province and have closed due to lack of provincial funding.
    2. Urgently provide, improve, and sustain uninterrupted provincial funding for SCS, including inhalation, and ensure equity in regional service availability, particularly in northern communities. 
    3. Phase out the Consumption and Treatment Services (CTS) approach to funding SCS, which requires additional and overly stringent conditions over and above Health Canada’s requirements. 
    4. In the interim, immediately remove the cap on the number of funded SCS sites and the prohibition on inhalation services under the provincial CTS model. 
    5. In the interim, introduce transparency and an expedited 30-day timeline for responding to applications under the provincial CTS model. 
    6. Introduce a low-barrier process by which community organizations can seek provincial funding for SCS. 
    7. Integrate SCS into Ontario’s core funded healthcare system with ongoing, integrated funding and resources. 
    8. Meet with us by September 13. 

    Signed by, 

    DJ Larkin, Executive Director, Canadian Drug Policy Coalition 

    Heidi Eisenhauer, Executive Director, Réseau ACCESS Network 

    Janet Butler-McPhee & Sandra Ka Hon Chu, Co-Executive Directors, HIV Legal 

    Network 

    Dr. Julie Samson, Co-Lead of the addiction medicine consult service, Timmins and 

    District Hospital 

    Michael Brennan, Executive Director, Pozitive Pathways Community Service 

    Michael Parkinson, Coordinator, Drug Strategy Network of Ontario 

  • Canadian Drug Policy Coalition/ Doalition canadienne des politiques sur les drogues

    OPEN LETTER: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health 

    March 4 2024 

    The Honourable Sylvia Jones 
    Ministry of Health 
    [email protected] | [email protected] 
    777 Bay Street, 5th Floor 
    Toronto, ON M7A 2J3 

    The Honourable Michael Tibollo 
    Ministry of Health 
    [email protected] | [email protected] 
    7 Queen’s Park Crescent 
    Toronto, ON M7A 1Y7 

    Dear Minister Jones and Associate Minister Tibollo, 
     
    RE: Supervised Consumption Services site closures due to lack of funding from Ministry of Health 

    We write to you with grave concern regarding the Ontario government’s inaction in ensuring the provision of urgently needed supervised consumption services (SCS) amidst a worsening public health emergency caused by the toxic unregulated drug supply. We are calling on you to immediately provide direct emergency funding on or before March 29 to SCS sites that have submitted their applications to the province and are under imminent threat of closure or have closed due to lack of funding, eliminate the Consumption and Treatment Services (CTS) approach to funding SCS and urgently provide, improve, and sustain uninterrupted provincial funding for SCS that includes inhalation services. 

    Unregulated drugs of unknown contents and potency are driving increased deaths, hospitalizations, injuries and trauma across Ontario, with an estimated 3,644 drug-related deaths in 2023. Several communities in Ontario have declared a state of emergency due to drug toxicity deaths. SCS, and particularly low-barrier overdose prevention sites, are a necessary emergency response to this crisis and must be immediately scaled up. In 2018, the Ontario government arbitrarily capped funding to only 21 CTS. Six years later, the government has still not delivered on funding 21 sites. Despite overwhelming need and local support, the Ontario government has approved and funded only 17 CTS locations across the entire province. Only one of these is located in northern Ontario (NorWest Community Health Centre in Thunder Bay). Meanwhile, the toxic unregulated drug crisis has taken far too many lives since 2018 – nearly 20,000 and rising, with many more family and friends left grieving. 

    In the context of this preventable public health emergency, urgent action is required. There are at least five submitted applications for CTS sites that have been inordinately delayed by the Ontario government in Sudbury (30 months since application was submitted), Barrie (28 months), Windsor (19 months), Timmins (13 months), and Hamilton, where the application was withdrawn in October 2023 after two years, in part due to the Ontario government’s delays and lack of transparency in providing the necessary approvals and funding to sustain the site. These delays are unacceptable and deadly.  

    The tragedy of an isolated instance of gun violence in Toronto must not prevent people in diverse locations across the province from accessing vital health services any longer. The Ontario government’s decision to stop processing applications altogether for more than seven months is punitive and irresponsible. After the significant years of work and investment in each community to prepare the onerous applications under the provincial CTS model, to secure a suitable location and community support, and – in the case of Sudbury, Windsor and Timmins where the sites have been established with municipal stopgap funding – to hire and train staff and build trust and service uptake amongst people who use drugs, these sites are at imminent risk of closure or have been forced to close due to a lack of provincial funding. It should not fall to municipalities to fund healthcare services, which are a provincial responsibility. Moreover, management of these sites is extremely challenged by the Ontario government’s lack of transparency and accountability regarding site funding and approval timelines. In the case of Windsor, lacking the much-needed provincial support, the site has been forced to close.  

    Of the regions with submitted, pending CTS applications, data released in 2024 from the Office of the Chief Coroner indicates that three of these regions have amongst the ten highest mortality rates in the province: Timmins, Windsor and Sudbury each have an opioid toxicity mortality rate that is nearly three times the provincial average. Further, inhalation now accounts for significantly more overdose deaths than injection in Ontario, according to data from the Office of the Chief Coroner, yet the current CTS model continues to prohibit inhalation services. Services must be designed and supported to reflect the magnitude of the crisis and the data regarding regional need and modalities of drug use. 

    Failure to equitably provide for lifesaving health services like SCS is discriminatory and violates the right to life and security of the person for people who use drugs. The inordinate delays in processing applications, onerous requirements and lack of inhalation services under the provincial CTS model are also fiscally irresponsible, unsustainable and ineffective for the provision of a service that is fundamentally necessary amidst the worsening public health emergency that is the toxic unregulated drug crisis.  

    SCS are evidence-based, highly effective, and must be recognized as an integral part of Ontario’s publicly funded healthcare system. As such, these services must be universally available wherever there is need. These sites relieve the burden from overtaxed emergency first responders and are not complex to implement; they require an accessible location, oxygen, naloxone, sterile medical and first aid supplies, and supervising staff. It is indefensible as a matter of public health and fiscal policy that we currently have a two-tiered healthcare system where SCS are available in some southern Ontario communities and not in northern Ontario. It is a violation of the fundamental rights to equality and security of the person. 

    We call for urgent action from the province, commensurate with the magnitude of the crisis our communities are facing. It is vital that the Ontario government embrace a harm reduction approach to substance use, which centres the dignity, health and safety of people who use drugs while providing pathways to care, services, and community. 

    We are calling on the Ontario government to: 

    1. Immediately provide direct emergency funding on or before March 29 to supervised consumption services (SCS) sites that have submitted their Consumption and Treatment Services (CTS) applications to the province and are under imminent threat of closure or have closed due to lack of funding. 
    1. Urgently provide, improve, and sustain uninterrupted provincial funding for SCS, including inhalation, and ensure equity in regional service availability, particularly in northern communities. 
    1. Phase out the Consumption and Treatment Services (CTS) approach to funding SCS, which requires additional and overly stringent conditions over and above Health Canada’s requirements.  
    1. In the interim, immediately remove the cap on the number of funded SCS sites and the prohibition on inhalation services under the provincial CTS model. 
    1. In the interim, introduce transparency and an expedited 30-day timeline for responding to applications under the provincial CTS model.  
    1. Introduce a low-barrier process by which community organizations can seek provincial funding for SCS. 
    1. Integrate SCS into Ontario’s core funded healthcare system with ongoing, integrated funding and resources. 
    1. Meet with us by March 13. 

    We look forward to hearing from you as soon as possible on this urgent matter. 

    Signed by, 
     
    DJ Larkin, Executive Director, Canadian Drug Policy Coalition 

    Heidi Eisenhauer, Executive Director, Réseau ACCESS Network 

    Janet Butler-McPhee & Sandra Ka Hon Chu, Co-Executive Directors, HIV Legal Network 

    Dr. Julie Samson, Co-lead of the addiction medicine consult service, Timmins and District Hospital 

    Michael Brennan, Executive Director, Pozitive Pathways Community Service 

    Michael Parkinson, Coordinator, Drug Strategy Network of Ontario 

    Endorsed by, 

    Adrian R. Betts, Executive Director, AIDS Committee of Durham Region (ACDR) 

    Alison Stagg, Director of Programs, Four Counties Addiction Services Team

    Alyssa Wright, Co-Lead, Supervised Consumption Saves Lives – Barrie 

    Andrea Sereda, Dr., London Intercommunity Health Centre 

    Ashley Schuitema, Lawyer, Waterloo Region Community Legal Services

    Ashley Smoke and Missy McLean, Co-founders, TweakEasyCBG 

    Avery Ng, PFAC Member, WEOHT 

    Brooke Rorseth, Crisis Worker (MSW, RSW), Hotel Dieu Grace Healthcare 

    Cameron Dearlove, Chair, Waterloo Region Integrated Drug Strategy

    Chandra Ewing, Chair, Board of Directors, Maggie’s Toronto Sex Workers Action Project

    Dane Record, Executive Director, PARN 

    Denise Baldwin, Administrator, Indigenous Harm Reduction Network 

    Dr. Dan Werb, Executive Director, Centre on Drug Policy Evaluation 

    Dr. Doris Grinspun, RN, BScN, MSN, PhD, LLD(hon), Dr(hc), DHC, DHC, FAAN, FCAN, O.ONT., Chief Executive Officer, Registered Nurses Association of Ontario (RNAO) 

    Elizabeth Dulmage, Executive Director, Brentwood Recovery Home 

    Eric Cashmore, Executive Director, The Seeking Help Project 

    Farihah Ali, Manager and Scientific Lead, Ontario CRISM Node 

    Heather Johnson-Dobransky, Director of Operations, Hiatus House 

    Holly Gauvin, Executive Director, Elevate NWO 

    Jackie Barrett-Greene, Director, Positive Living Niagara 

    Jason Sereda, President, Board of Directors, DIY Community Health Timmins 

    Jason White, Chairperson, The Human Factor Community Organization

    Jean Hopkins, Manager, Wellington Guelph Drug Strategy

    Jody Jollimore, Executive Director, CATIE

    John Maxwell, Executive Director, ACT 

    Julie Nobert-DeMarchi, Executive Director, Timmins & Area Women in Crisis 

    Karen Henze, Manager, Community Development and Housing, Canadian Mental Health Association – Sudbury/Manitoulin Branch

    Karla Ghartey, Member; Assistant Professor, Sudbury Temporary Overdose Prevention Society; Nipissing University 

    Kate Fairbairn, Patient, Family & Caregiver- Partnership Council, Windsor Essex Ontario Health Care team 

    Khaled Salam, Executive Director, AIDS Committee of Ottawa 

    Lady Laforet, Executive Director, Welcome Centre Shelter for Women and Families

    Lindsay Jennings, Reintegration Specialist, Incarcerated Voters of Ontario 

    Lisa Toner, Team Lead, Ontario Aboriginal HIV/AIDS Strategy 

    Liv Delair, Co-Chair, Canadian Students for Sensible Drug Policy

    Dr. Louisa Marion-Bellemare, Physician, Timmins and District Hospital 

    Lori Vachon, Addiction and Mental Health Worker Program Coordinator, Northern College

    Luciano Carlone, Interim CEO, Canadian Mental Heath Association, Windsor Essex County Branch 

    Marie Morton, Executive Director, CAYR Community Connections 

    Matthew Shoemaker, Mayor, City of Sault Ste. Marie

    Meghan Young, Executive Director, Ontario Aboriginal HIV/AIDS Strategy (OAhas) 

    Mike Murphy, Addiction Medicine Physician, NOSM U 

    Mika Wee, Steering Committee Member, Shelter & Housing Justice Network 

    Molly Bannerman, Director, Women and HIV / AIDS Initiative

    Mona Loutfy, Maple Leaf Medical Clinic 

    Michelle Boileau, Mayor, City of Timmins 

    Nadine Sookermany, Executive Director, Fife House 

    Natasha Tousenard, Executive Director, Canadian Association of People Who Use Drugs

    Neil Stephen, CD, Registered Nurse

    Noulmook Sutdhibhasilp, Executive Director, Asian Community AIDS Services

    Olivia Mancini, Registered Social Worker / Co-Founder, Student Overdose Prevention and Education Network 

    Pamela Taplay, Supervisor, National Overdose Response Service

    Patrick Kolowicz, Director, Mental Health and Addictions, Hôtel-Dieu Grace Healthcare

    Patty MacDonald, Chief Executive Officer, Canadian Mental Health Association – Sudbury/Manitoulin 

    Rebecca Robinson, Violence Against Women’s Services Coordinator, Sudbury and Area Victim Services 

    Renee M Geniole, Executive Director, R.O.C.K. (Reach Out Chatham-Kent)

    Reverend Christine Nayler, Co-founder/ Director, Ryan’s Hope 

    Rita Taillefer, Executive Director, Windsor Essex Community Health Centre 

    Robert Cameron, Executive Director, Downtown Windsor Community Collaborative

    Rukshini Ponniah-Goulin, Executive Director, The United Church Downtown Mission of Windsor

    Ruth Cameron, Executive Director, ACCKWA 

    Ruth Fox, Regional Director, Ontario, Moms Stop the Harm 

    Sarah Haanstra, Director of Integrated Programs, Guelph Community Health Centre

    Sarah Pimperton, CEO É FOUNDER, Helping Hearts and Hands Housing Initiative Inc.

    Sarah Tilley, Harm Reduction Manager, Gilbert Centre

    Scott Roose, Founder, Weather the Storm Outreach and Harm Reduction Services

    Seamus Murphy, Deputy Chief of Standards and Community Services, Cochrane District Paramedic Service 

    Sharmin Sharif, Interim Executive Director, Moyo Health and Community Services

    Shelley Muldoon, Director, Mental Health and Addictions, Woodstock Hospital 

    Stacey L. Mayhall, Executive Director, AIDS Committee of North Bay & Area

    Susan Stewart, Chair, KFL&A Community Drug Strategy Advisory Committee

    Suzanne Paddock, Executive Director, Toronto People With AIDS Foundation 

    Thierry Croussette, Board President, Seizure and Brain Injury Centre 

    Thomas Hutchison, Outreach Coordinator, Living Space

    Tiffany Pyoli York, Co-Chair, Greater Sudbury Anti Human Trafficking Coalition 

    Toronto Overdose Prevention Society 

    Victoria Scott, Director, Engage Barrie Organization 

    Updated March 27, 2024

  • Canadian Drug Policy Coalition/ Doalition canadienne des politiques sur les drogues

    One year of decriminalization in BC: What’s really going on? 

    A misinformation campaign around public use legislation distracts from real solutions 

    January 31, 2024 | One year ago today, British Columbia decriminalized personal possession of small amounts of some drugs in limited locations in a three-year pilot project. Since then, an organized political campaign has spent time and money to cloud public perception and discredit evidence-based efforts. Let’s cut through the rhetoric and talk about what is and isn’t working with decriminalization, and what a better way forward could be.  

    It’s understandable people are concerned, as drug poisoning deaths reach their highest-ever levels: with 2511 deaths last year alone, communities across B.C. feel the impact of this crisis. Under decriminalization, adults carrying up to 2.5 grams of opioids, cocaine, methamphetamine and MDMA in specific places will not be subject to criminal charges: police cannot seize their drugs, arrest or charge them for simple possession. Instead, they are directed to services. The pilot excludes schools, childcare facilities, playgrounds, splash pads and skate parks, among other locations. Decriminalization has support amongst public health and policy experts, including B.C.’s provincial health officer and chief coroner.  

    Decriminalization reduces incarceration, police involvement, stigma, and disconnection from services – all of which drive harm and overdose. In that regard, it is working. From February to June 2023, B.C. possession offences fell 76 per cent, diverting hundreds of people from the criminal justice system. But decriminalization is just one tool, and the driving forces behind overdose, homelessness and public use remain unaddressed. Critically, decriminalization does not address the toxicity of the unregulated drug market repeatedly recommended by experts, including the BC Coroners Service Death Review Panel. Waits for detox remain weeks-long and gold standard substitution options remain widely inaccessible. To top it off, actors within the unregulated private treatment industry continue to evade accountability for their response to allegations of misconductdeaths and political scandal.  

    If you think you are seeing more unhoused people than ever, you’re right – but not because of decriminalization. While drug use rates remain stable, homelessness has risen considerably: up 32 per cent across 11 Lower Mainland communities and 65 per cent in Surrey. Some critics wrongly attribute these worsening social issues to decriminalization. Content creators, treatment industry lobbyists and municipal mayors alike have blamed the policy for alleged spikes in public drug use, fuel for a politicized assault.

    But decriminalization cannot build homes; open supervised consumption sites; undo decades of housing divestment; reverse generational traumas of colonization; create responsive health care systems; or influence the unregulated drug market. If the government was serious about tackling the drug poisoning crisis and finding solutions to public drug use, there are clear places to start. Scaling up permanent welfare-rate housing and renewing modular housing leases would reduce visible poverty. Opening overdose prevention services in every community, per the still-unfulfilled 2016 Ministerial Order, would create safer indoor spaces for use while facilitating access to healthcare and treatmentreducing emergency costs, and improving neighbourhood cleanliness. Most importantly, B.C. could prevent deaths by responsibly regulating the drug supply to standardize content, access and use, all while increasing tax revenue and diverting hundreds of millions of dollars of profit from organized crime. 

    Although evidence-based solutions exist, the government is choosing reactionary politics to push the poorest people in society out of voters’ line of vision. Despite existing limits on decriminalization, the Province introduced Bill 34, which encourages racist and anti-poor stereotyping, ordering police to remove people from public spaces based on suspected rather than observed drug use. Pushing unhoused people into isolation will increase overdose deaths and countless other social harms. So if you are upset about rising poverty and death despite decriminalization, please redirect your anger toward the politicians who care more about getting re-elected than building healthy, happy communities.


    Authors: Anmol Swaich, SUDU (Surrey Union of Drug Users) Sarah Lovegrove, the EIDGE (Eastside Illicit Drinkers Group for Education) and Aaron Bailey

    Anmol Swaich is a MSc student and Research Assistant in the Faculty of Health Sciences at Simon Fraser University and a Community Organizer with Surrey Union of Drug Users

    Sarah Lovegrove is a registered nurse and member of the Harm Reduction Nurses Association. 

    Aaron Bailey holds a Master of Science in Health Promotion from Queen’s University, serves as Program Coordinator at the Eastside Illicit Drinkers Group for Education (EIDGE) and supports operations of the VANDU Overdose Prevention Site.

  • Façons de contribuer

    Façons de contribuer

    Alors que 2016 tire à sa fin, nous nous remémorons le drame qui perdure au Canada; le nombre sans précédent de décès liés aux surdoses cette année. À la CCPD, nous prenons un moment avec vous, nos sympathisants, pour reconnaitre les répercussions dévastatrices de ce fléau sur les familles et communautés d’un bout à l’autre du pays. Nous pleurons avec ceux d’entre vous qui ont perdu des êtres chers et nous reconnaissons que ce drame aura des retombées à long terme sur chacun de nous. Nous voulons garder en mémoire ces membres importants de nos collectivités que nous ne verrons plus en 2017.

    À l’aube de 2017, nous vous encourageons à vous impliquer au sein de votre communauté afin de renverser la situation. Comme il peut être difficile de savoir comment être utile, nous recommandons les mesures suivantes.

    Façons de contribuer :

    • Communiquez avec vos gouvernements et autorités sanitaires locaux. Demandez à connaitre la manière dont ils collaborent avec les services d’intervention et de prévention en cas de surdose;
    • Faites don de votre temps, argent, ressources et autres formes de soutien, afin de venir en aide à vos organismes locaux de réduction des méfaits, au niveau de la rue;
    • Faites-vous défenseur de l’accès immédiat aux opiacés réglementés pour les consommateus de drogues. Le marché illicite est toxique;
    • Plaidez en faveur de l’expansion immédiate et vigoureuse des programmes de traitement de la toxicomanie aux opiacés, tels que les traitements de prescription médicale d’héroïne, l’accès aux traitements à l’hydromorphone, à la suboxone et à la méthadone.
    • Écrivez à votre député et appelez à la dépénalisation des consommateurs de drogues et à la réglementation de toutes les drogues illicites, pour mettre un terme au marché illicite une fois pour toutes.

    De nombreux organismes partout au pays travaillent inlassablement à mettre fin à ce cauchemar. Vous pouvez faire votre part en soutenant leurs efforts. Vous trouverez ci-dessous quelques unes des organisations auxquelles nous faisons référence.

    Edmonton – Streetworks 

    Victoria – Yes to Supervised Consumption Services

    Vancouver – Overdose Prevention Society 

    Vancouver – PHS Community Services Society

    Si vous souhaitez apporter votre appui à la Coalition canadienne des politiques sur les drogues et soutenir nos efforts en faveur de nouvelles options politiques en matière de drogue au Canada, vous pouvez faire un don ici.

    Soutenez dès maintenant vos services locaux de réduction des méfaits, ainsi que les efforts déployés par les secouristes afin d’assurer la sécurité de tous. Nous attendons avec impatience l’occasion de changer les choses en 2017.

    Nous sommes conscients que des changements systémiques doivent être apportés pour faire en sorte qu’une telle situation ne se reproduise plus, pour que nos politiques en matière de drogues nous protègent mieux, mais à ce moment précis de 2016, nous désirons honorer les travailleurs sur les lignes de front qui oeuvrent pour sauver des vies dans nos colectivités.

    Aux secouristes, nous tirons notre chapeau. Que vous soyez membre d’un regroupement pan-national de consommateurs de drogues, sur les premières lignes des services de réduction des méfaits, membre de la famille d’une personne ayant perdu la vie suite à une surdose, anéanti par cette perte mais défendant vigoureusement un changement au niveau de nos mesures de santé publique et politiques sur les drogues, bénévole pour un service local de réduction des méfaits ou dans un site éphémère d’injection supervisée dans une ruelle, ambulancier, pompier ou policier surmené répondant au nombre accablant d’appels d’urgence, infirmier ou docteur tentant de sauver une vie en salle d’urgence ou l’une des milliers de personnes assurant la prestation des services de première ligne d’un bout à l’autre du pays et ayant de la difficulté à répondre à la demande, nous vous remercions de vos efforts inlassables. 

    À tous ceux qui ont œuvré à améliorer la stratégie canadienne en matière de drogues, nous vous remercions du travail accompli cette année. Les progrès accomplis en 2016 ont été assombris par  le désastre humanitaire qui se déroule dans un grand nombre de nos communautés, au moment où les gens meurent de surdoses à un niveau jusqu’ici jamais vu. Si nous ne travaillons pas déjà ensemble, nous vous invitons à communiquer avec nous. Plus que jamais, nous devons unir nos efforts.

     

  • Canadian Drug Policy Coalition/Canadian HIV / AIDS Legal Network Policy Briefs

    Canadian Drug Policy Coalition/Canadian HIV / AIDS Legal Network Policy Briefs

    Harm Reduction Brief

    Canada is known around the world as a leader in harm reduction. It is host to the first, and only supervised consumption site in North America, Insite, which has saved lives and helped to build a healthier community in one of the most at-risk neighbourhoods in the county. Unfortunately, the federal government has moved away from harm reduction and more towards a criminal approach to drugs. Of course, there is a way forward. In our policy brief, we make the case that not only should the federal government restore the harm reduction model, but expand upon what is already in place. Please click and read below.

    CDPC-HarmReduction-Brief English

    CDPC-HarmReduction-Brief Français

    Overdose Brief

    The tragedy of drug overdose has increased dramatically in recent years. The rise of fentanyl, an extremely potent opioid, has dramatically increased overdose deaths in recent months. Policy change at the federal level is urgently needed. Fortunately, overdoses are preventable. From allowing for easier access to lifesaving medication such as naloxone, to testing the purity level of street drugs, there are several actions the government can take right now to put an end to these avoidable deaths. Our policy brief contains many commonsense policy solutions that the government can enact immediately. Please click and read.

    CDPC-Overdose-Brief English

    CDPC-Overdose-Brief Français

    Cannabis Brief

    Cannabis law is changing around the world. From the United States to Latin America, a wider consensus is growing that cannabis prohibition has failed to prevent both the sale and consumption of the plant for non-medicinal purposes. Public opinion in Canada and worldwide is experiencing a paradigm shift, and the mindset of policymakers needs to change with it. Clearly, an alternative strategy to this broken system needs to be taken seriously. In the following brief, we outline our strategic recommendations on how the federal government can end prohibition, and use its power to begin the process to create a regulatory system that works.

    CDPC-Cannabis-Brief English

    CDPC-Cannabis-Brief Français

  • Measuring lives saved: the facts about safer consumption services

    Measuring lives saved: the facts about safer consumption services

    This post first appeared in the Centre for Addictions Research of BC’s blog Matters of Substance.

    Despite the pragmatic nature of harm reduction programs, and their demonstrated ability to save lives, controversy still dogs efforts to scale-up harm reduction. One of the most misunderstood and controversial initiatives are safer consumption services (SCS).

    In the last 20 years, SCS services (sometimes also known as safer injection services (SIS) have been integrated into drug treatment and harm reduction programs in Western Europe, Australia, and Canada. The focus of these services is facilitating people to safely consume pre-obtained drugs with sterile equipment. These services can be offered using a number of models including under the supervision of health professionals or as autonomous services operated by groups of people who use drugs.

    The objectives of SCS include preventing the transmission of blood-borne infections such as HIV and hepatitis C; improving access to health care services for the most marginalized groups of people who use drugs; improving basic health and well-being; contributing to the safety and quality of communities; and reducing the impact of open drug scenes on communities.

    Safer consumption services grew out of the recognition that low-threshold, easily accessible programs to reduce the incidence of blood-borne pathogens were effective and cost-effective. This was the conclusion of over 30 research studies on Vancouver’s own supervised injection site known as Insite.

    Research has found that SIS services:

    • are actively used by people who inject drugs including people at higher risk of harm;
    • reduce overdose deaths — no deaths have occurred at Insite since its inception;
    • reduce behaviours such as the use of shared needles which can lead to HIV and Hep C infection;
    • reduce other unsafe injection practices and encourage the use of sterile swabs, water and safe needle disposal. Users of these services are more likely to report changes to their injecting practices such as less rushed injecting;
    • increase the use of detox and other treatment services. For example, the opening of Insite in Vancouver was associated with a 30% increase in the use of detoxification services and in Sydney, Australia, more than 9500 referrals to health and social services have been made since the service opened, half of which were for addiction treatment;
    • are cost-effective. Insite prevents 35 new cases of HIV and 3 deaths a year providing a societal benefit of approximately $6 million per year. Research estimates that in Sydney, Australia, only 0.8 of a life per year would need to be saved for the service to be cost-neutral;
    • reduce public drug use; and reduce the amount of publically discarded injection equipment; and
    • do not cause an increase in crime.

    Professional groups such as the Canadian Medical Association, the Canadian Nurses Association, the Public Health Physicians of Canada, the Registered Nurses Association of Ontario, and the Urban Public Health Network have expressed their support for SCS.

    Clearly it’s time to move beyond controversy and get on with creating more of these life-saving programs.