{"id":18244,"date":"2022-03-18T12:25:14","date_gmt":"2022-03-18T19:25:14","guid":{"rendered":"https:\/\/drugpolicy.ca\/guide-de-terminologie-critique\/"},"modified":"2022-04-05T14:59:37","modified_gmt":"2022-04-05T21:59:37","slug":"guide-de-terminologie-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/drugpolicy.ca\/fr\/guide-de-terminologie-critique\/","title":{"rendered":"Guide de terminologie critique"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"compassion-clubs\"><strong>Centres de compassion<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les centres de compassion (ou \u00ab\u00a0clubs d\u2019acheteurs\u00a0\u00bb) sont des \u00ab\u00a0associations autonomes de personnes r\u00e9unies volontairement pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs aspirations et \u00e0 leurs besoins \u00e9conomiques, sociaux et culturels communs par le biais d\u2019une entreprise d\u00e9tenue conjointement et g\u00e9r\u00e9e d\u00e9mocratiquement\u00a0\u00bb.<sup>1<\/sup> Ces centres sont apparus dans les ann\u00e9es\u00a01980 et 1990 en r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de sida; des personnes vivant avec le VIH\/sida s\u2019y procuraient du cannabis, qui \u00e9tait alors ill\u00e9gal, afin de g\u00e9rer leur douleur. Aujourd\u2019hui, ils sont encore des espaces s\u00fbrs o\u00f9 les membres peuvent se procurer une ou plusieurs substances, notamment de l\u2019h\u00e9ro\u00efne, tout en nouant des liens avec des pair-es aux id\u00e9es semblables. Les mod\u00e8les de centres de compassion varient\u00a0: certains fonctionnent comme de petites initiatives clandestines, d\u2019autres comme des initiatives plus ouvertes. Quoi qu\u2019il en soit, ils font leur apparition lorsque l\u2019inaction du gouvernement face \u00e0 une crise \u2013 VIH\/sida ou empoisonnements par des drogues \u2013 limite l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des mesures de qui sauvent des vies.<sup>2<\/sup><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les centres de compassion diff\u00e8rent des mod\u00e8les de distribution du march\u00e9 et entretiennent les principes suivants\u00a0: adh\u00e9sion volontaire et ouverte; contr\u00f4le d\u00e9mocratique par les membres; participation \u00e9conomique des membres; autonomie et ind\u00e9pendance; \u00e9ducation, formation et information; coop\u00e9ration entre coop\u00e9ratives; et souci de la communaut\u00e9.<sup>1<\/sup> En regroupant les commandes, les membres peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de remises sur le volume, d\u2019une protection des prix, d\u2019installations partag\u00e9es d\u2019entreposage et de distribution, et d\u2019autres \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle qui r\u00e9duisent leurs co\u00fbts d\u2019achat globaux.<sup>2<\/sup> Cela se produit r\u00e9guli\u00e8rement dans la cha\u00eene d\u2019approvisionnement des soins de sant\u00e9 (p. ex., l\u2019assurance maladie) et dans d\u2019autres secteurs (p. ex., logement, \u00e9picerie).<\/p>\n\n<div class=\"widget signup-widget mb-5\">\r\n<p class=\"lead\"><strong>\u00cates-vous pr\u00eat(e) \u00e0 aider ?<\/strong><\/p>\r\n<p>Soutenez des politiques sur les drogues bas\u00e9es sur la justice sociale, la compassion et les preuves. Inscrivez-vous \u00e0 notre newsletter pour obtenir des mises \u00e0 jour et d\u00e9couvrez comment vous pouvez agir avec nous.<\/p>\r\n<!-- form.123formbuilder.com script begins here --><script type=\"text\/javascript\" defer=\"defer\" src=\"https:\/\/form.123formbuilder.com\/embed\/6415583.js\" data-role=\"form\" data-default-width=\"650px\"><\/script><!-- form.123formbuilder.com script ends here -->\r\n<\/div>\r\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Drug User Liberation Front (DULF) de Vancouver a pr\u00e9sent\u00e9 un exemple de mod\u00e8le de centre de compassion. Le 31\u00a0ao\u00fbt 2021, des membres ont pr\u00e9sent\u00e9 au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral une demande d\u2019exemption en vertu de l\u2019article\u00a056(1) pour le DULF Fulfillment Centre and Compassion Club Model. Si elle est accord\u00e9e, cette exemption permettra aux membres d\u2019acheter l\u00e9galement de la coca\u00efne, de l\u2019h\u00e9ro\u00efne et de la m\u00e9thamph\u00e9tamine de qualit\u00e9 pharmaceutique aupr\u00e8s d\u2019un producteur d\u00fbment autoris\u00e9 et r\u00e9glement\u00e9, de stocker les substances en toute s\u00e9curit\u00e9, de mettre en \u0153uvre des mesures de contr\u00f4le de la qualit\u00e9, d\u2019emballer les substances de mani\u00e8re fiable et de les distribuer \u00e0 une liste de membres s\u00e9lectionn\u00e9s.<sup>3<\/sup><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image alignwide size-full\"><a href=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2560\" height=\"1920\" src=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-scaled.jpg\" alt=\"A person outside an office building holding three white boxes\" class=\"wp-image-16679\" srcset=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-scaled.jpg 2560w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-300x225.jpg 300w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-768x576.jpg 768w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-1536x1152.jpg 1536w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/1-2048x1536.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><figcaption>Eris Nyx, Drug User Liberation Front (DULF), with community-led safe supply<\/figcaption><\/figure>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"controlled-drugs-and-substances-act-cdsa\"><strong>Loi r\u00e9glementant certaines drogues et autres substances<\/strong><strong> (LRCDS)<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Loi r\u00e9glementant certaines drogues et autres substances (LRCDS) est la loi f\u00e9d\u00e9rale canadienne sur le contr\u00f4le des drogues. Initialement adopt\u00e9e en 1996 pour remplacer la <em>Loi sur les stup\u00e9fiants<\/em> et certaines parties de la <em>Loi sur les aliments et drogues<\/em>, elle sert \u00e9galement de loi de mise en vigueur de plusieurs trait\u00e9s internationaux de lutte contre la drogue. La LRCDS a \u00e9tabli huit \u00ab\u00a0annexes\u00a0\u00bb de substances, qui sont des cat\u00e9gories de drogues et de dispositifs de production, d\u2019apr\u00e8s leurs dangers per\u00e7us pour la s\u00e9curit\u00e9 personnelle et publique, et deux classes de \u00ab\u00a0pr\u00e9curseurs\u00a0\u00bb (compos\u00e9s utilis\u00e9s pour produire des substances contr\u00f4l\u00e9es). Les substances d\u00e9sign\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00ab\u00a0Annexe\u00a01\u00a0\u00bb sont consid\u00e9r\u00e9es comme les plus dangereuses. Les infractions pr\u00e9vues par la LRCDS comprennent la possession, le cumul d\u2019ordonnances m\u00e9dicales, le trafic, l\u2019importation, l\u2019exportation et la production de substances figurant aux annexes. Bien que la sanction de ces infractions d\u00e9pende de l\u2019annexe qui s\u2019applique \u00e0 la drogue en question, la LRCDS pr\u00e9voit des peines d\u2019emprisonnement obligatoires; de plus, les actes criminels les plus graves li\u00e9s aux drogues sont passibles d\u2019une peine maximale d\u2019emprisonnement \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9.<sup>4<\/sup><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Notamment, la LRCDS stipule \u00e9galement\u00a0: \u00ab\u00a0Le gouverneur en conseil peut, par d\u00e9cret, modifier l\u2019une ou l\u2019autre des annexes I \u00e0 IV, VI et IX pour y ajouter ou en supprimer tout ou partie d\u2019un article dont l\u2019adjonction ou la suppression lui para\u00eet n\u00e9cessaire dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public.\u00a0\u00bb Plusieurs modifications ont \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es \u00e0 la Loi au fil du temps, qui ont toutes \u00e9galement n\u00e9cessit\u00e9 la modification de la l\u00e9gislation adjacente. Par exemple, en 2018, le Projet de loi C-45\u00a0: Loi concernant le cannabis et modifiant la Loi r\u00e9glementant certaines drogues et autres substances, le Code criminel et d\u2019autres lois a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 au Parlement. Cela a entra\u00een\u00e9 l\u2019abrogation de multiples articles de la LRCDS ainsi que la modification d\u2019articles du Code criminel, du R\u00e8glement sur les stup\u00e9fiants, du R\u00e8glement sur le chanvre industriel, de la Loi sur la sant\u00e9 des non-fumeurs, de la Loi sur le casier judiciaire et de la Loi sur l\u2019identification des criminels, entre autres.<sup>5<\/sup><\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"criminalization\"><strong>Criminalisation<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le terme \u00ab criminalisation \u00bb d\u00e9signe les sanctions p\u00e9nales directes et indirectes pour toute activit\u00e9 interdite, en lien avec la drogue, dans la LRCDS. Bien que certaines formes de criminalisation soient \u00e9videntes (p. ex., les condamnations au criminel pour possession simple ou trafic de drogue), d\u2019autres le sont moins. Par exemple, de nombreuses circonstances associ\u00e9es \u00e0 la pauvret\u00e9 sont implicitement criminalis\u00e9es ou rendent les personnes plus vuln\u00e9rables \u00e0 la criminalisation, qu\u2019elles aient ou non enfreint la loi. Cette dynamique manifeste par des \u00ab rafles de rue \u00bb, au cours desquelles la police confisque et jette r\u00e9guli\u00e8rement les affaires de personnes non log\u00e9es, ce qui expose ensuite cette population \u00e0 des fouilles \u00e0 la recherche de drogues ill\u00e9gales. M\u00eame si ces personnes ne re\u00e7oivent pas de peines formelles pour possession, leurs drogues peuvent \u00eatre saisies et elles peuvent alors \u00eatre incit\u00e9es \u00e0 commettre des crimes d\u2019acquisition (p. ex., des vols) ou \u00e0 s\u2019engager dans d\u2019autres activit\u00e9s ill\u00e9gales pour se procurer d\u2019autres drogues. Dans ce contexte, le terme \u00ab criminalisation \u00bb fait donc r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la nature cyclique et aux renforcements mutuels de la pauvret\u00e9, de la surveillance et des infractions li\u00e9es \u00e0 la drogue, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019impact que cela a sur la psych\u00e9 d\u2019une personne. <\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"decriminalization\"><strong>D\u00e9criminalisation<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le terme \u00ab d\u00e9criminalisation \u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une s\u00e9rie de politiques et de pratiques qui remplacent les sanctions criminelles par des peines d\u2019autre nature, pour certaines activit\u00e9s. Il n\u2019existe pas de cadre r\u00e9glementaire unique pour la d\u00e9criminalisation; et les interpr\u00e9tations de ce en quoi consiste la d\u00e9criminalisation, de la mani\u00e8re dont les activit\u00e9s anciennement criminalis\u00e9es devraient \u00eatre trait\u00e9es par la police, la m\u00e9decine et l\u2019\u00c9tat, et de la mesure dans laquelle ces nouveaux traitements devraient \u00eatre appliqu\u00e9s sur une base discr\u00e9tionnaire ou codifi\u00e9s dans la loi, varient consid\u00e9rablement. En ce qui concerne les substances contr\u00f4l\u00e9es, la d\u00e9criminalisation s\u2019\u00e9tend sur un continuum de cat\u00e9gories l\u00e9gislatives allant de la criminalisation (situation la plus contraignante) \u00e0 la d\u00e9criminalisation, jusqu\u2019\u00e0 la l\u00e9galisation et \u00e0 la r\u00e9glementation (situation la plus lib\u00e9rale).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9criminalisation <em>de facto<\/em> implique que les sanctions criminelles pour les activit\u00e9s li\u00e9es aux substances contr\u00f4l\u00e9es sont appliqu\u00e9es de mani\u00e8re <em>informelle<\/em>. Autrement dit, la possession et la distribution de substances contr\u00f4l\u00e9es demeurent ill\u00e9gales, mais la police peut recevoir l\u2019ordre de ne pas appliquer ces lois. En Colombie-Britannique, il existe des divergences entre les rapports de la police et ceux des personnes qui consomment des drogues, quant \u00e0 la mesure dans laquelle la possession simple a effectivement \u00e9t\u00e9 d\u00e9criminalis\u00e9e. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, une analyse de 2020 des arrestations provinciales li\u00e9es \u00e0 la drogue remontant \u00e0 2014 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les accusations de possession de drogue ne sont pas coh\u00e9rentes d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 l\u2019autre.<sup>6<\/sup> En outre, m\u00eame si une personne n\u2019est pas arr\u00eat\u00e9e ou accus\u00e9e de possession de drogue, les personnes consommatrices de drogues qui sont visibles (p. ex., les personnes sans logement, en particulier si elles sont racis\u00e9es et\/ou travailleuses du sexe) peuvent quand m\u00eame se voir confisquer leur drogue par la police. Cela t\u00e9moigne des avantages de la d\u00e9criminalisation <em>de jure<\/em> [c.-\u00e0-d. par la loi] qui se traduit par des politiques et une l\u00e9gislation limitant les pouvoirs discr\u00e9tionnaires de la police.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il existe de nombreuses voies possibles vers la d\u00e9criminalisation. \u00c0 l\u2019\u00e9chelon municipal, tout membre d\u2019un conseil municipal, d\u2019un conseil de sant\u00e9 municipal ou le\/la m\u00e9decin-hygi\u00e9niste local-e peut demander une exemption en vertu de l\u2019article\u00a056(1) de la LRCDS s\u2019appliquant \u00e0 une cat\u00e9gorie de personnes ou \u00e0 une r\u00e9gion g\u00e9ographique sp\u00e9cifique.<sup>7<\/sup> Au palier provincial, une option en Colombie-Britannique consiste \u00e0 modifier la <em>Police Act<\/em> (Loi sur la police) provinciale afin de permettre au ministre de la S\u00e9curit\u00e9 publique et du Solliciteur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019\u00e9tablir des priorit\u00e9s provinciales g\u00e9n\u00e9rales en ce qui concerne les personnes qui consomment des drogues. Cela pourrait inclure la d\u00e9claration d\u2019une approche de sant\u00e9 publique et de r\u00e9duction des m\u00e9faits en tant que mandat provincial et la mise en place de m\u00e9canismes permettant \u00e0 la police de diriger les personnes vers des services sociaux et de sant\u00e9. La possession d\u2019une petite quantit\u00e9 de drogue pour usage personnel passerait du statut d\u2019acte criminel (avec possibilit\u00e9 de peine d\u2019emprisonnement) \u00e0 celui d\u2019infraction administrative. La deuxi\u00e8me option, plus formelle, consiste \u00e0 \u00e9laborer un nouveau r\u00e8glement dans le cadre de la <em>Police Act<\/em> afin d\u2019inclure une disposition emp\u00eachant, en vertu de l\u2019article\u00a04(1) de la LRCDS, tout membre d\u2019un service de police de la C.-B. de consacrer des ressources \u00e0 l\u2019application des dispositions criminelles sur la possession simple. La m\u00e9decin-hygi\u00e9niste de la Colombie-Britannique, la D<sup>re<\/sup> Bonnie Henry, a recommand\u00e9 \u00e0 la province d\u2019examiner de toute urgence l\u2019une de ces deux options en 2019.<sup>8<\/sup> Enfin, comme dans le cas des municipalit\u00e9s, les acteurs gouvernementaux, y compris le m\u00e9decin-hygi\u00e9niste en chef, le premier ministre, des ministres provinciaux (de la Sant\u00e9, de la Sant\u00e9 mentale et des D\u00e9pendances, de la Justice et du Procureur g\u00e9n\u00e9ral, de la S\u00e9curit\u00e9 publique, ou le solliciteur g\u00e9n\u00e9ral) peuvent \u00e9galement demander une exemption en vertu de l\u2019article\u00a056(1) de la LRCDS afin de l\u2019appliquer \u00e0 une cat\u00e9gorie de personnes ou \u00e0 une r\u00e9gion g\u00e9ographique particuli\u00e8re si cela est jug\u00e9 dans l\u2019int\u00e9r\u00eat public.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EN SAVOIR PLUS : <a href=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/fr\/dimportantes-organisations-de-defense-des-droits-de-la-personne-et-de-la-sante-publique-annoncent-une-plateforme-nationale-de-decriminalisation-des-drogues-pour-le-canada\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">R\u00c9USSIR LA D\u00c9CRIMINALISATION : une voie vers des politiques sur les drogues bas\u00e9es sur les droits de la personne<\/a>\u00a0<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au palier f\u00e9d\u00e9ral, le ministre de la Sant\u00e9 dispose d\u2019un large pouvoir pour exempter des personnes ou des r\u00e9gions des dispositions de la LRCDS (p. ex., l\u2019interdiction criminelle de la possession simple) sans avoir \u00e0 consulter le Parlement. Nous avons vu cela se produire dans le cas de certains sites de consommation supervis\u00e9e (SCS) et \u00e0 des fins de recherche. Notamment, les provinces et les municipalit\u00e9s peuvent \u00e9galement demander au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral des exemptions sur leur territoire.<sup>7<\/sup><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image alignwide size-full\"><a href=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/RCMP-Cruiser-e1645147248848.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/RCMP-Cruiser-e1645147248848.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5682\"\/><\/a><figcaption>RCMP police cruiser; Maple Ridge<\/figcaption><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9criminalisation comporte des avantages et des inconv\u00e9nients. Les donn\u00e9es disponibles d\u00e9montrent qu\u2019elle est un cadre efficace pour encourager l\u2019utilisation des services sociaux et de sant\u00e9 par les personnes qui consomment des drogues et pour r\u00e9duire la criminalit\u00e9 et les troubles sociaux, les d\u00e9chets li\u00e9s \u00e0 la drogue, la consommation de drogues en public et les accusations g\u00e9n\u00e9rales li\u00e9es \u00e0 la drogue.<sup>9<\/sup> Toutefois, ces donn\u00e9es masquent les limites de la d\u00e9criminalisation. Premi\u00e8rement, la d\u00e9criminalisation ne modifie pas fondamentalement la volatilit\u00e9 du march\u00e9 de la drogue. Cela signifie que les personnes qui consomment des drogues ne sont pas moins susceptibles de rencontrer des substances contamin\u00e9es et ne sont pas plus prot\u00e9g\u00e9es contre les surdoses et\/ou les d\u00e9c\u00e8s accidentels que dans un contexte o\u00f9 la consommation de drogues est criminalis\u00e9e. Ensuite, l\u2019application discr\u00e9tionnaire de la loi a un impact disproportionn\u00e9 sur les personnes pauvres et racis\u00e9es. Les personnes qui ont un logement stable et qui peuvent consommer discr\u00e8tement ne sont pas sous surveillance et leurs drogues sont donc rarement confisqu\u00e9es. En outre, les m\u00e9canismes de d\u00e9judiciarisation introduits en lieu et place des sanctions p\u00e9nales ne sont pas toujours appropri\u00e9s. Le mod\u00e8le portugais de d\u00e9criminalisation, introduit en 2000 et souvent cit\u00e9 comme un exemple de r\u00e9forme r\u00e9ussie, n\u2019aborde pas valablement la violence, la stigmatisation, le d\u00e9placement et la discrimination que vivent les personnes qui consomment des drogues. De plus, comme la police demeure tenue de fouiller et de d\u00e9tenir les personnes soup\u00e7onn\u00e9es de poss\u00e9der des drogues, de nombreuses personnes prises en possession de drogues sont toujours maltrait\u00e9es, mais cette fois-ci \u00ab\u00a0officieusement\u00a0\u00bb, et\/ou oblig\u00e9es de collaborer avec le syst\u00e8me m\u00e9dical et de suivre un traitement de la toxicomanie, m\u00eame contre leur gr\u00e9, comme voie d\u2019\u00e9vitement \u00e0 l\u2019incarc\u00e9ration.<sup>10<\/sup><\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"drug\"><strong>Dr<\/strong><strong>ogue<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toute substance chimique dont la consommation modifie des processus psychologiques et\/ou physiologiques (corporels). Une drogue peut \u00eatre l\u00e9gale \u00e0 la consommation, ill\u00e9gale \u00e0 la consommation, ou l\u00e9gale \u00e0 la consommation seulement pour des personnes sp\u00e9cifiques dans des circonstances sp\u00e9cifiques.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parmi les exemples de drogues dont la consommation est habituellement ou toujours l\u00e9gale, on trouve l\u2019alcool, la caf\u00e9ine, la nicotine, les m\u00e9dicaments, les antid\u00e9presseurs et les antipsychotiques. Les exemples de drogues dont la consommation est habituellement ou toujours ill\u00e9gale incluent la coca\u00efne, le crack, l\u2019h\u00e9ro\u00efne et la m\u00e9thamph\u00e9tamine. Ces derni\u00e8res drogues sont plus souvent appel\u00e9es \u00ab drogues de l\u2019abus \u00bb, car elles sont consid\u00e9r\u00e9es comme plus susceptibles de provoquer une d\u00e9pendance mentale ou physique chez l\u2019utilisateur(-trice).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La l\u00e9galit\u00e9 ou l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 d\u2019une drogue est plus complexe que ne le pensent certaines personnes. Par exemple, il est ill\u00e9gal d\u2019acheter du fentanyl dans la rue, mais les m\u00e9decins peuvent l\u00e9galement en prescrire \u00e0 des patient-es hospitalis\u00e9-es, pour g\u00e9rer la douleur. De m\u00eame, il est l\u00e9gal pour les adultes d\u2019acheter de l\u2019alcool dans des \u00e9tablissements agr\u00e9\u00e9s, mais on ne peut pas en consommer dans la plupart des lieux publics. Les enfants ne peuvent jamais acheter ou consommer de l\u2019alcool l\u00e9galement. Le cannabis, quant \u00e0 lui, qui \u00e9tait autrefois ill\u00e9gal pour tous et toutes est \u00e0 pr\u00e9sent l\u00e9gal pour les adultes, qui peuvent l\u2019acheter aupr\u00e8s de dispensaires agr\u00e9\u00e9s. Enfin, un m\u00e9dicament comme le Ritalin, qui est l\u00e9galement prescrit \u00e0 des enfants et \u00e0 des adultes pour traiter les sympt\u00f4mes du trouble d\u00e9ficitaire de l\u2019attention avec hyperactivit\u00e9 (TDAH), une diff\u00e9rence de d\u00e9veloppement neurologique diagnostiqu\u00e9e cliniquement, est chimiquement quasi identique \u00e0 la m\u00e9thamph\u00e9tamine, dont la fabrication, la distribution ou l\u2019achat sont ill\u00e9gaux pour tous et toutes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le niveau de risque ou de dangerosit\u00e9 d\u2019une drogue est li\u00e9 \u00e0 la fa\u00e7on dont le public la per\u00e7oit. Les lois et politiques qui r\u00e9gissent l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une drogue d\u00e9terminent \u00e9galement le degr\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 de sa consommation. Il est important de se rappeler que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 une drogue (ainsi que les sanctions pour sa consommation ill\u00e9gale) d\u00e9pend de plusieurs facteurs, dont la plupart ne sont pas li\u00e9s \u00e0 la structure chimique de la drogue.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"drug-consumption\"><strong>Consommation de drogue(s)<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Introduction dans le corps de toute substance chimique qui modifie l\u2019\u00e9tat mental et\/ou physique d\u2019une personne. Les formes les plus courantes de la consommation de drogues sont l\u2019ingestion, l\u2019aspiration (sniffer), l\u2019inhalation, le \u00ab fumage \u00bb et l\u2019injection.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"drug-dependence\"><strong>D\u00e9pendance \u00e0 une drogue<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9tat de besoin mental et\/ou physique d\u2019une ou de plusieurs drogues. En g\u00e9n\u00e9ral, la d\u00e9pendance se d\u00e9veloppe avec le temps et est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une augmentation de la tol\u00e9rance physique \u00e0 la (ou aux) drogue(s). L\u2019absence de la drogue peut induire des sympt\u00f4mes physiques de sevrage allant de l\u00e9gers \u00e0 tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8res, et peut \u00e9galement s\u2019accompagner d\u2019un malaise mental et\/ou \u00e9motionnel. Les caract\u00e9ristiques de consommation de drogue(s), y compris la dur\u00e9e et la fr\u00e9quence de l\u2019utilisation, peuvent laisser pr\u00e9sager une d\u00e9pendance, mais ce n\u2019est pas toujours le cas. Enfin, la d\u00e9pendance ne concerne pas seulement les drogues ill\u00e9gales : la caf\u00e9ine, l\u2019alcool, le tabac et certains m\u00e9dicaments d\u2019ordonnance peuvent \u00e9galement induire une d\u00e9pendance.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"drug-poisoning-crisis\"><strong>Crise des drogues empoisonn\u00e9es<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une expression plus appropri\u00e9e pour d\u00e9signer une situation que l\u2019on appelle parfois \u00ab l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019opio\u00efdes \u00bb ou \u00ab la crise des surdoses d\u2019opio\u00efdes \u00bb. Au Canada, il n\u2019est plus exact d\u2019attribuer les taux de surdose et de d\u00e9c\u00e8s accidentels aux opio\u00efdes proprement dits, car il est pratiquement impossible de se procurer des versions non alt\u00e9r\u00e9es de ces drogues en dehors des contextes m\u00e9dicalement r\u00e9glement\u00e9s. De plus, les personnes qui consomment des stimulants et d\u2019autres substances non opiac\u00e9es sont maintenant affect\u00e9es par l\u2019approvisionnement en drogues toxiques. Ce changement de terminologie reconna\u00eet, comme il se doit, que les surdoses accidentelles sont principalement caus\u00e9es par les politiques sur les drogues, et non par les drogues \u00e0 proprement parler. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la prohibition d\u00e9stabilise le march\u00e9 des drogues, et les personnes qui consomment (et vendent) des drogues ne savent pas ce qu\u2019elles obtiennent et peuvent donc consommer davantage d\u2019une substance, une substance diff\u00e9rente (ou plusieurs), ou une combinaison dangereuse de substances. Le R\u00e9seau canadien d\u2019info-traitements sida (CATIE) explique :<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Du fait de leur interdiction, les drogues sont devenues plus concentr\u00e9es. En fait, l\u2019interdiction des drogues incite \u00e0 fabriquer et \u00e0 vendre des produits de plus petit format et plus puissants, de mani\u00e8re \u00e0 r\u00e9duire les volumes de production et de transport et \u00e0 augmenter les profits.<sup>6<\/sup> C\u2019est la raison pour laquelle le fentanyl et ses analogues, des substances beaucoup plus puissantes que l\u2019h\u00e9ro\u00efne \u00e0 des doses beaucoup plus faibles, ont inond\u00e9 l\u2019approvisionnement en drogues illicites et ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 l\u2019augmentation des d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux surdoses.\u00a0\u00bb<sup>11<\/sup><\/p><\/blockquote>\n\n<p><script src=\"https:\/\/public.tableau.com\/javascripts\/api\/viz_v1.js\" type=\"text\/javascript\"><span data-mce-type=\"bookmark\" style=\"display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;\" class=\"mce_SELRES_start\"><span data-mce-type=\"bookmark\" style=\"display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;\" class=\"mce_SELRES_start\"><span data-mce-type=\"bookmark\" style=\"display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;\" class=\"mce_SELRES_start\"><\/script><\/p>\r\n<div class=\"tableauPlaceholder\" style=\"width: 982px; height: 742px;\"><noscript><a href=\"#\"><img decoding=\"async\" alt=\"Opioid-RelatedDeathsinCanadaPHAC\" src=\"https:\/\/public.tableau.com\/app\/profile\/peter.kim\/viz\/Opioid-RelatedDeathsinCanadaPHAC\/Dashboard1\" style=\"border: none\"\/><\/a><\/noscript><object class=\"tableauViz\" style=\"display: none;\" width=\"100%\" height=\"550\"><param name=\"host_url\" value=\"https%3A%2F%2Fpublic.tableau.com%2F\"\/><param name=\"site_root\" value=\"\"\/><param name=\"name\" value=\"Opioid-RelatedDeathsinCanadaPHAC\/Dashboard1\"\/><param name=\"tabs\" value=\"no\"\/><param name=\"toolbar\" value=\"yes\"\/><param name=\"static_image\" value=\"https:\/\/public.tableau.com\/app\/profile\/peter.kim\/viz\/Opioid-RelatedDeathsinCanadaPHAC\/Dashboard1\"\/><param name=\"animate_transition\" value=\"yes\"\/><param name=\"display_static_image\" value=\"yes\"\/><param name=\"display_spinner\" value=\"yes\"\/><param name=\"display_overlay\" value=\"yes\"\/><param name=\"display_count\" value=\"yes\"\/><param name=\"showTabs\" value=\"y\"\/><\/object><\/div>\r\n<p style=\"margin-top: 10px; font-size: 0.9em; text-align: center;\">(Interactive Graph)<\/p>\r\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"drug-selling\"><strong>Vente de drogue \/ commerce de drogue<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vente de drogue consiste \u00e0 distribuer de petites quantit\u00e9s de drogues ill\u00e9gales (ou de drogues l\u00e9gales, mais distribu\u00e9es dans l\u2019ill\u00e9galit\u00e9). La vente de drogue est une strat\u00e9gie de g\u00e9n\u00e9ration de revenus utilis\u00e9e par de nombreuses personnes qui consomment des drogues, en particulier celles qui d\u00e9clarent en consommer quotidiennement.<sup>12<\/sup> Bien que les conceptions populaires de la vente de drogue soient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une activit\u00e9 pr\u00e9datrice ou immorale, des recherches d\u00e9montrent que\u00a0: a) les personnes qui consomment des drogues et celles qui en vendent sont souvent les m\u00eames personnes; b) les personnes qui vendent des drogues ont tendance \u00e0 avoir des relations positives avec celles \u00e0 qui elles les vendent; et c) les personnes qui vendent des drogues participent r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des pratiques de soins qui r\u00e9duisent les m\u00e9faits d\u2019un approvisionnement en drogues toxiques (p. ex., avoir du naloxone, r\u00e9pondre \u00e0 une surdose, d\u00e9velopper des relations avec les acheteur(-euse)s).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Drug Policy Alliance note \u00e9galement que les lois antidrogue aux \u00c9tats-Unis sont r\u00e9dig\u00e9es de mani\u00e8re si g\u00e9n\u00e9rale que les personnes prises en flagrant d\u00e9lit de possession de drogue pour leur usage personnel sont souvent accus\u00e9es de vente de drogue, m\u00eame si elles n\u2019en font aucune vente ni distribution.<sup>13<\/sup> Au Canada, bien que le syst\u00e8me juridique ait \u00e9volu\u00e9 pour se concentrer sur les \u00ab\u00a0vendeur(-euse)s de haut niveau\u00a0\u00bb (ou \u00ab\u00a0trafiquants\u00a0\u00bb) en th\u00e9orie, et que la \u00ab\u00a0vente de drogue\u00a0\u00bb ne soit pas une infraction en vertu de la <em>Loi r\u00e9glementant certaines drogues et autres substances<\/em> (LRCDS), les vendeur(-euse)s de bas niveau demeurent cibl\u00e9-es par la police.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"drug-trafficking\"><strong>Trafic de drogue<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019article 2 de la LRCDS d\u00e9finit le \u00ab trafic \u00bb comme incluant tout acte de vente, d\u2019administration, de don, de transfert, de transport, d\u2019envoi ou de livraison d\u2019une substance contr\u00f4l\u00e9e \u2013 ou toute offre de faire l\u2019une de ces choses \u2013 \u00e0 moins d\u2019\u00eatre autoris\u00e9-e par un r\u00e8glement, que ce soit \u00e0 titre lucratif ou gratuit. L\u2019article 6(1) de la LRCDS interdit \u00e9galement l\u2019importation de substances contr\u00f4l\u00e9es au Canada, tandis que l\u2019article 7(1) en interdit la production.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En vertu de l\u2019alin\u00e9a 5(1) de la LRCDS, \u00ab trafic \u00bb signifie, en ce qui concerne toute drogue inscrite aux Annexes I \u00e0 V :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>(a) la vente, l\u2019administration, le don, le transfert, le transport, l\u2019exp\u00e9dition et la livraison d\u2019une telle substance; et<\/li><li>(b) la vente d\u2019une autorisation visant l\u2019obtention d\u2019une telle substance.<sup>4<\/sup><\/li><\/ul>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les peines criminelles pour le trafic varient en fonction de facteurs tels que le lieu o\u00f9 l\u2019infraction a \u00e9t\u00e9 commise, si l\u2019accus\u00e9-e est li\u00e9-e \u00e0 une organisation criminelle, s\u2019il\/elle a fait usage de violence en commettant l\u2019infraction, s\u2019il\/elle a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9-e pour une infraction li\u00e9e \u00e0 une substance d\u00e9sign\u00e9e, si des mineur-es sont impliqu\u00e9-es, et si la poursuite traite l\u2019infraction comme un acte criminel (plus grave) ou comme une condamnation sommaire (moins grave). Autrement dit, il existe une grande diversit\u00e9 parmi les personnes accus\u00e9es de trafic et dans les peines qui leur sont inflig\u00e9es. La peine maximale encourue en cas de condamnation pour trafic ou possession en vue du trafic est l\u2019emprisonnement \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 (pour une substance de l\u2019annexe I ou II); ou un emprisonnement de dix ans (pour une substance de l\u2019annexe III ou V) ou de trois ans (pour une substance de l\u2019annexe\u00a0IV). Des peines minimales sont \u00e9galement pr\u00e9vues pour certaines infractions.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est essentiel de reconna\u00eetre que le trafic de drogue au Canada est li\u00e9 au commerce mondial de drogues ill\u00e9gales. La demande de drogues existe, et la prohibition a cr\u00e9\u00e9 les conditions permettant \u00e0 des organisations criminelles transnationales de prendre le contr\u00f4le complet de la cha\u00eene d\u2019approvisionnement. Par exemple, les syst\u00e8mes carc\u00e9raux surpeupl\u00e9s d\u2019Am\u00e9rique latine et des Cara\u00efbes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits comme \u00ab\u00a0des centres de recrutement et des incubateurs presque parfaits pour le crime, puisque des groupes criminels organis\u00e9s en sont venus \u00e0 contr\u00f4ler l\u2019\u00e9conomie de la drogue dans les prisons et \u00e0 utiliser les installations comme bases pour contr\u00f4ler les op\u00e9rations de trafic \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb.<sup>14<\/sup> Une perspective internationaliste est donc essentielle lorsqu\u2019on examine comment le Canada influence le trafic et est influenc\u00e9 par lui. Les r\u00e9gions touch\u00e9es par l\u2019expansion imp\u00e9rialiste de l\u2019Occident sont un terrain fertile pour des \u00ab\u00a0guerres de territoire\u00a0\u00bb volatiles; de surcro\u00eet, il existe de fortes incitations \u00e0 maintenir le contr\u00f4le des routes de transit, avec le soutien de gouvernements corrompus et des r\u00e9ponses militaris\u00e9es, exacerbant la violence locale.<sup>15<\/sup> Au Canada, les approches prohibitionnistes de l\u2019importation de drogues garantissent \u00e9galement qu\u2019elle se fait par des moyens illicites tels que le blanchiment d\u2019argent. Les tenant-es de la r\u00e9glementation l\u00e9gale soulignent donc que les cadres r\u00e9glementaires ax\u00e9s sur la justice doivent tenir compte de l\u2019impact que cela aurait sur les communaut\u00e9s qui ne sont pas directement touch\u00e9es par la loi f\u00e9d\u00e9rale canadienne, tout en consid\u00e9rant la d\u00e9stabilisation occidentale du sud mondial comme cause et effet du trafic.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image alignwide size-full\"><a href=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Insite-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2048\" height=\"1152\" src=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Insite-1.jpg\" alt=\"Insi\" class=\"wp-image-7565\" srcset=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Insite-1.jpg 2048w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Insite-1-300x169.jpg 300w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Insite-1-768x432.jpg 768w, https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Insite-1-1024x576.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px\" \/><\/a><figcaption>Insite, North America&#8217;s first sanctioned supervised consumption site<\/figcaption><\/figure>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"harm-reduction\"><strong>R\u00e9duction des m\u00e9faits<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9duction des m\u00e9faits est un mouvement de justice sociale fond\u00e9 sur la conviction que les personnes qui consomment des drogues ont les m\u00eames droits humains que toute personne et que ceux-ci sont inali\u00e9nables.<sup>16<\/sup> Les premier(-\u00e8re)s qui ont propos\u00e9 cette approche se sont inspir\u00e9-es des militant-es pour les droits LGBTQIA+ pour mettre en \u0153uvre des pratiques de soins qui prot\u00e8gent la vie, la libert\u00e9 et l\u2019autonomie de ceux et celles qui souffrent \u00e0 cause de la prohibition. Ces pratiques incluent la distribution de fournitures (p.\u00a0ex., des seringues neuves, des condoms), l\u2019ouverture de sites de consommation supervis\u00e9e, l\u2019offre de diverses formes de soutien communautaire, l\u2019aide mutuelle et la d\u00e9sob\u00e9issance civile. Par cons\u00e9quent, la r\u00e9duction des m\u00e9faits s\u2019inscrit habituellement en opposition \u00e0 l\u2019\u00c9tat. Cependant, sa signification a \u00e9volu\u00e9 et certaines personnes s\u2019inqui\u00e8tent aujourd\u2019hui d\u2019une certaine appropriation de la r\u00e9duction des m\u00e9faits par des professionnel-les de la m\u00e9decine, des organismes \u00e0 but non lucratif et des services sociaux dont les valeurs ne sont pas la lib\u00e9ration de la guerre aux drogues et de ses ant\u00e9c\u00e9dents.<sup>17<\/sup> Par exemple, il arrive souvent que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des soins m\u00e9dicaux soit conditionnel \u00e0 la volont\u00e9 d\u2019une personne de fournir une pi\u00e8ce d\u2019identit\u00e9 et de voir ses d\u00e9placements surveill\u00e9s par des employ\u00e9-es. Dans notre contexte actuel, la r\u00e9duction des m\u00e9faits peut donc d\u00e9signer soit des programmes parrain\u00e9s par l\u2019\u00c9tat pour r\u00e9duire les cons\u00e9quences physiques de la consommation de drogues ill\u00e9gales, soit des pratiques de soins communautaires de proximit\u00e9.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"medicalization\"><strong>M\u00e9dicalisation<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">G\u00e9n\u00e9ralement parlant, la \u00ab\u00a0m\u00e9dicalisation\u00a0\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence aux processus sociaux, \u00e9conomiques et politiques par lesquels le comportement humain finit par \u00eatre d\u00e9fini et trait\u00e9 dans une approche m\u00e9dicale. Historiquement, l\u2019institution de la m\u00e9decine avait une port\u00e9e \u00e9troite et un champ d\u2019action limit\u00e9\u00a0: elle ne touchait que des ph\u00e9nom\u00e8nes tr\u00e8s sp\u00e9cifiques, et l\u2019influence des professionnel-les de la m\u00e9decine sur le monde social \u00e9tait limit\u00e9e. Au fil du temps, cependant, et en particulier depuis un si\u00e8cle, ce qui \u00e9tait auparavant consid\u00e9r\u00e9 comme des probl\u00e9matiques humaines \u00ab\u00a0normales\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 de plus en plus \u00e9tiquet\u00e9 comme des probl\u00e8mes \u00e0 diagnostiquer et \u00e0 r\u00e9soudre par la m\u00e9decine.<sup>18<\/sup><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00e9dicalisation se produit \u00e0 trois niveaux. Conceptuel\u00a0\u2013 le vocabulaire m\u00e9dical est utilis\u00e9 pour \u00ab\u00a0ordonner\u00a0\u00bb ou d\u00e9finir le probl\u00e8me en cause. Institutionnel \u2013 des organismes du domaine m\u00e9dical s\u2019impliquent dans la d\u00e9finition et le traitement des probl\u00e8mes et les professionnel-les de la sant\u00e9 agissent comme des \u00ab\u00a0chiens de garde\u00a0\u00bb ou des \u00ab\u00a0auteur-es de revendications l\u00e9gitim\u00e9es par des institutions\u00a0\u00bb, qui d\u00e9tiennent l\u2019exclusivit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s au traitement par le biais d\u2019\u00e9tablissements sp\u00e9cialis\u00e9s (h\u00f4pitaux, centres de d\u00e9sintoxication, centres de traitement de la toxicomanie). Interactionnel \u2013 la compr\u00e9hension m\u00e9dicale des ph\u00e9nom\u00e8nes fa\u00e7onne nos relations interpersonnelles.<sup>23<\/sup> En pratique, le fait de mettre l\u2019accent sur la nature socialement construite de la \u00ab\u00a0maladie\u00a0\u00bb nous permet de remettre en question des hypoth\u00e8ses qui sont consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant v\u00e9ridiques, au sujet des origines et des effets des drogues, de la consommation de drogues et des politiques en la mati\u00e8re. Cela nous incite \u00e9galement \u00e0 examiner quels acteurs et quelles institutions ont l\u2019autorit\u00e9 de d\u00e9terminer les significations que nous attachons \u00e0 un comportement consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0anormal\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0d\u00e9viant\u00a0\u00bb, et quelles sont leurs motivations de base. En clair, nous devrions nous demander \u00e0 qui profite le fait de qualifier les gens de \u00ab\u00a0malades\u00a0\u00bb et dans quel(s) but(s).<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9mergence des diagnostics de \u00ab troubles li\u00e9s \u00e0 la consommation de substances \u00bb est un exemple de la m\u00e9dicalisation de la consommation de drogues. Ces \u00e9tiquettes sont des ajouts r\u00e9cents au Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition [Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e \u00e9dition] (DSM-5); leur inclusion a n\u00e9cessit\u00e9 un lobbying consid\u00e9rable de la part de psychiatres et d\u2019autres acteurs m\u00e9dicaux. Le fait de faire de la consommation de substances psychoactives un \u00e9l\u00e9ment m\u00e9dical pr\u00e9sente des avantages et des inconv\u00e9nients (voir \u00ab Trouble li\u00e9 \u00e0 la consommation de substances \u00bb), mais surtout, cela montre clairement que la politique est aussi importante que la science, sinon plus, dans la \u00ab cr\u00e9ation \u00bb de diagnostics. Il n\u2019est pas certain que l\u2019\u00e9largissement des cat\u00e9gories de maladies et de troubles conduise \u00e0 des r\u00e9sultats plus \u00e9quitables pour les personnes qui consomment des drogues. Quoi qu\u2019il en soit, le fait que la consommation de drogues soit appel\u00e9e \u00ab trouble \u00bb n\u2019est ni politiquement neutre ni objectivement \u00ab vrai \u00bb \u2013 ceci est en n\u00e9gociation.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"safe-supply\"><strong>Approvisionnement s\u00e9curitaire<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Association canadienne des personnes qui utilisent des drogues (ACPUD) d\u00e9finit l\u2019approvisionnement s\u00e9curitaire (ou \u00ab\u00a0approvisionnement s\u00fbr\u00a0\u00bb) comme \u00ab\u00a0un approvisionnement licite et r\u00e9glement\u00e9 de drogues ayant des propri\u00e9t\u00e9s susceptibles de modifier l\u2019\u00e9tat psychique ou corporel et qui, traditionnellement, ne peuvent \u00eatre obtenues que sur le march\u00e9 illicite\u00a0\u00bb.<sup>19<\/sup> Il s\u2019agit de distribuer des drogues r\u00e9glement\u00e9es (de qualit\u00e9 pharmaceutique), par des moyens l\u00e9gaux, et de permettre \u00e0 une personne de savoir pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu\u2019elle consomme et en quelle concentration. Comme la r\u00e9duction des m\u00e9faits, le concept d\u2019approvisionnement s\u00fbr est enracin\u00e9 dans les principes des droits humains pour tous les individus, ind\u00e9pendamment de la mani\u00e8re ou de la raison pour laquelle une personne choisit de modifier ses processus cognitifs, affectifs et physiologiques. L\u2019approvisionnement s\u00fbr n\u2019est <em>pas<\/em> la m\u00eame chose que le traitement par agonistes opio\u00efdes (TAO) ou d\u2019autres th\u00e9rapies de substitution qui peuvent \u00eatre prescrites pour remplacer la consommation de drogues.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image alignwide size-full\"><a href=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_8393-scaled-e1645147106908.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/IMG_8393-scaled-e1645147106908.jpg\" alt=\"Protester at Vancouver safe supply rally\" class=\"wp-image-15142\"\/><\/a><figcaption>Safe supply rally; Vancouver; 2021<\/figcaption><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Canada, il est difficile d\u2019obtenir acc\u00e8s \u00e0 un approvisionnement s\u00e9curitaire. Actuellement, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral stipule que les professionnel-les de la sant\u00e9 (p. ex. m\u00e9decins, infirmier(-\u00e8re)s praticien-nes, pharmacien-nes) peuvent prescrire des opio\u00efdes, des stimulants et des benzodiaz\u00e9pines en se fondant sur leur jugement professionnel.<sup>20<\/sup> Cependant, il est courant qu\u2019une personne qui souhaite avoir acc\u00e8s \u00e0 un approvisionnement s\u00e9curitaire doive commencer par obtenir un diagnostic de \u00ab\u00a0trouble li\u00e9 la consommation de substances\u00a0\u00bb, ce qui \u00e9tablit \u00e0 tort une association entre la consommation de drogues et la d\u00e9pendance, en ne tenant pas compte du fait que des personnes font une consommation de drogues qui est r\u00e9cr\u00e9ative. De plus, les drogues ne sont pas toutes disponibles dans le cadre des mod\u00e8les actuels (p. ex., l\u2019obtention d\u2019h\u00e9ro\u00efne n\u00e9cessite de s\u2019inscrire \u00e0 un programme hautement sp\u00e9cialis\u00e9); elles ne sont pas toutes dispens\u00e9es sous la forme pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de certain-es utilisateur(-trice)s (p. ex., les drogues sous forme injectable sont exclues) et la plupart des gens ne sont pas en mesure d\u2019en emporter chez eux ou de \u00ab\u00a0transporter\u00a0\u00bb une quantit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 une dose limit\u00e9e de leur ordonnance. En outre, des d\u00e9cisions impr\u00e9visibles, \u00e9tablies par l\u2019adoption de politiques sans consultation des consommateur(-trice)s sont \u00e9galement des points de tension;<sup>21<\/sup> et les \u00e9carts entre l\u2019offre et la demande sont particuli\u00e8rement prononc\u00e9s en r\u00e9gion \u00e9loign\u00e9e et rurale. Bien que des changements mineurs au cours de la pand\u00e9mie de COVID-19 aient l\u00e9g\u00e8rement am\u00e9lior\u00e9 l\u2019obtention d\u2019ordonnances, la logistique pour en obtenir une est extr\u00eamement tortueuse.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"social-control\"><strong>Contr\u00f4le social<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Fa\u00e7on par laquelle la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9gule l\u2019action humaine pour maintenir le statu quo. Des m\u00e9canismes tels que les r\u00e8gles, les normes, les lois et les politiques s\u2019exercent entre les personnes et par le biais d\u2019institutions ou d\u2019\u00e9tablissements pour interdire le changement. Pour ce qui est de d\u00e9courager la consommation de drogues ill\u00e9gales, le contr\u00f4le social est \u00e0 la fois formel (p. ex., les sanctions p\u00e9nales) et informel (p. ex., l\u2019humiliation). De m\u00eame, des contr\u00f4les \u00e0 caract\u00e8re positif existent pour r\u00e9compenser les personnes qui ne consomment pas de drogues ou qui r\u00e9duisent ou cessent leur consommation. Il s\u2019agit notamment de m\u00e9canismes tels que l\u2019assouplissement de sanctions p\u00e9nales apr\u00e8s des p\u00e9riodes d\u2019abstinence, l\u2019autorisation de reprendre le travail apr\u00e8s un r\u00e9sultat n\u00e9gatif \u00e0 un d\u00e9pistage de drogues et les f\u00e9licitations des ami-es et de la famille pour s\u2019\u00eatre \u00ab r\u00e9tabli \u00bb ou \u00ab \u00eatre devenu sobre \u00bb. Le contr\u00f4le social est partout, et il est important de reconna\u00eetre qu\u2019il profite principalement aux personnes dont le pouvoir soci\u00e9tal exige une conformit\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un m\u00e9canisme crucial de contr\u00f4le social qui touche la consommation de drogues est la m\u00e9decine. Les origines du contr\u00f4le social m\u00e9dical remontent au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e9poque \u00e0 laquelle l\u2019Occident a connu une s\u00e9rie de crises \u00e9conomiques. Les villes \u00e9taient de plus en plus pr\u00e9occup\u00e9es par la productivit\u00e9 sous le capitalisme; la \u00ab\u00a0normalit\u00e9\u00a0\u00bb et la \u00ab\u00a0moralit\u00e9\u00a0\u00bb se d\u00e9finissaient presque exclusivement par la capacit\u00e9 d\u2019une personne \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer un surplus de richesse pour les grands producteurs. Simultan\u00e9ment, la science a remplac\u00e9 la religion comme institution dominante de la r\u00e9gulation sociale. Avec l\u2019introduction de la la\u00efcit\u00e9 et de la d\u00e9mocratie, l\u2019\u00c9tat avait besoin de nouveaux moyens pour r\u00e9glementer ses citoyen-nes. Il l\u2019a fait par le biais de la \u00ab\u00a0science\u00a0\u00bb de la psychiatrie, qui n\u2019existait pas auparavant. En qualifiant les ch\u00f4meur(-euse)s de \u00ab\u00a0malades mentaux\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0malades\u00a0\u00bb, il justifiait leur enfermement dans des \u00e9tablissements de travail forc\u00e9, dont l\u2019h\u00e9ritage se fait sentir encore aujourd\u2019hui.<sup>22<\/sup> Bien que les \u00ab\u00a0patient-es\u00a0\u00bb ne soient plus oblig\u00e9-es de travailler pendant un enfermement, l\u2019id\u00e9e selon laquelle l\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 le faire indique une \u00ab\u00a0maladie du cerveau\u00a0\u00bb ou un \u00ab\u00a0trouble mental\u00a0\u00bb est la pr\u00e9misse de nombreux soins psychiatriques et li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pendance.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la pratique, le contr\u00f4le social m\u00e9dical formel concernant la consommation de drogues se manifeste par\u00a0: l\u2019hospitalisation non\u00a0volontaire; l\u2019obligation de fournir des documents m\u00e9dicaux d\u00e9taill\u00e9s pour avoir acc\u00e8s \u00e0 un approvisionnement s\u00fbr ou \u00e0 une th\u00e9rapie de substitution; des strat\u00e9gies polici\u00e8res qui \u00ab\u00a0d\u00e9tournent\u00a0\u00bb les personnes prises en flagrant d\u00e9lit de consommation de drogues vers des tribunaux de traitement de la toxicomanie; et des tests d\u2019urine obligatoires comme condition pour conserver un logement et un emploi. Le contr\u00f4le social informel de la consommation de drogues se manifeste dans le fait que des m\u00e9decins et des professionnel-les de la sant\u00e9 affirment que les troubles li\u00e9s \u00e0 la consommation de drogues sont de la propre faute de la personne touch\u00e9e; dans l\u2019encouragement aux personnes \u00e0 se consid\u00e9rer comme \u00ab\u00a0malades\u00a0\u00bb lorsqu\u2019elles consomment des drogues, en particulier dans les programmes en douze \u00e9tapes qui encouragent une autosurveillance quasi religieuse; dans le fait que des \u00e9tranger(-\u00e8re)s qualifient de \u00ab\u00a0<em>junkies<\/em>\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0toxicomanes\u00a0\u00bb les personnes qui consomment des drogues; ainsi que dans le mythe r\u00e9pandu selon lequel des m\u00e9dicaments prescrits par un m\u00e9decin, comme ceux qui sont donn\u00e9s aux personnes atteintes de TDAH ou d\u2019autres troubles, soient plus respectables que les drogues vendues dans la rue, m\u00eame lorsqu\u2019ils ont des effets semblables.<sup>5<\/sup><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-embed alignwide is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\">\r\n<div class=\"wp-block-embed__wrapper\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ha4yeOF6XNQ<\/div><\/figure>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"stigma\"><strong>Stigma<\/strong><strong>tisation<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La description la plus courante de la stigmatisation est celle du sociologue Erving Goffman, qui l\u2019a d\u00e9finie comme un \u00ab\u00a0attribut jetant un profond discr\u00e9dit\u00a0\u00bb et ayant pour effet d\u2019\u00ab\u00a0entacher\u00a0\u00bb l\u2019identit\u00e9 d\u2019une personne par rapport au groupe dominant. Il a cat\u00e9goris\u00e9 trois types de stigmates\u00a0: ceux li\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019abomination du corps\u00a0\u00bb (p. ex., un handicap physique); ceux qui suscitent des r\u00e9actions \u00ab\u00a0tribales\u00a0\u00bb (p. ex., la race, la religion); et ceux qui d\u00e9coulent de \u00ab\u00a0traits de caract\u00e8re\u00a0\u00bb (p. ex., la consommation de drogues, la maladie mentale, le statut VIH).<sup>24<\/sup> Publi\u00e9e en 1963, la th\u00e9orie de Goffman n\u2019est plus d\u2019actualit\u00e9 mais conserve son influence. Par exemple, le Gouvernement du Canada d\u00e9finit la stigmatisation comme des \u00ab\u00a0attitudes, croyances ou comportements n\u00e9gatifs \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un groupe de personnes en raison de leur situation personnelle\u00a0\u00bb. Ceci ne pr\u00e9sente qu\u2019un portrait limit\u00e9 des causes et des m\u00e9canismes en jeu dans l\u2019\u00e9mergence de la stigmatisation, des personnes qui en tirent profit et des diff\u00e9rents facteurs qui contribuent \u00e0 son maintien.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Notamment, la stigmatisation n\u2019est pas stable. La stigmatisation d\u2019une certaine caract\u00e9ristique est constamment n\u00e9goci\u00e9e et ren\u00e9goci\u00e9e, et \u00e9volue avec le temps.<sup>25<\/sup> Il suffit de penser \u00e0 l\u2019homosexualit\u00e9, qui \u00e9tait autrefois criminalis\u00e9e et qui a ensuite \u00e9t\u00e9 cit\u00e9e comme un trouble mental dans des textes psychiatriques. Bien que l\u2019identit\u00e9 queer soit encore consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u00a0anormale\u00a0\u00bb dans certains contextes, les r\u00e9actions g\u00e9n\u00e9rales \u00e0 son \u00e9gard ont consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9, parall\u00e8lement \u00e0 la l\u00e9gislation, aux politiques et aux tendances m\u00e9dicales \u00e9volutives. Il en va de m\u00eame pour la consommation de drogues. Avant la mise en \u0153uvre des lois antidrogue, et bien avant que les \u00ab\u00a0troubles li\u00e9s \u00e0 la consommation de substances\u00a0\u00bb ne constituent un diagnostic officiel, la consommation de drogues \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme neutre. Elle a \u00e9t\u00e9 stigmatis\u00e9e dans l\u2019escalade de la \u00ab\u00a0guerre aux drogues\u00a0\u00bb, tout comme les in\u00e9galit\u00e9s raciales, ethniques, religieuses et de classe. Il est important de se rappeler que les changements dans la perception du public sont le fruit de l\u2019activisme de la base et de la d\u00e9sob\u00e9issance civile, tant en mati\u00e8re de sexualit\u00e9 que de consommation de drogues.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par ailleurs, la stigmatisation n\u2019est pas seulement interpersonnelle. Elle est plus profonde que les attitudes et comportements individuels, et devient <em>institutionnalis\u00e9e<\/em> et <em>syst\u00e9mique<\/em> lorsque des politiques officielles (en mati\u00e8re de logement, d\u2019emploi, d\u2019\u00e9ducation, de protection de l\u2019enfance, etc.) interdisent l\u2019acc\u00e8s sur la base de l\u2019identification \u00e0 une classe particuli\u00e8re. Par exemple, la participation obligatoire \u00e0 des r\u00e9unions en douze \u00e9tapes comme condition pour \u00e9viter la r\u00e9incarc\u00e9ration refl\u00e8te ce dernier type de stigmatisation. Il en va de m\u00eame des exigences impos\u00e9es aux professionnel-les de la sant\u00e9 qui ont suivi un traitement de la toxicomanie et qui doivent se soumettre r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des tests de d\u00e9pistage de drogues pour conserver leur emploi.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, la stigmatisation devient <em>int\u00e9rioris\u00e9e<\/em>. Les recherches sur ce ph\u00e9nom\u00e8ne ont conclu \u00e0 maintes reprises que le fait de se consid\u00e9rer comme \u00ab\u00a0mauvais-e\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0fou\/folle\u00a0\u00bb et\/ou \u00ab\u00a0malade\u00a0\u00bb, ce qui est le r\u00e9sultat de la stigmatisation institutionnalis\u00e9e et syst\u00e9mique, entra\u00eene des r\u00e9sultats n\u00e9gatifs.<sup>26<\/sup> En anticipant le rejet, il arrive que des personnes stigmatis\u00e9es modifient leur comportement en fonction de ces attentes, ce qui a pour effet que leurs conditions mat\u00e9rielles se d\u00e9t\u00e9rioreront. Cela est particuli\u00e8rement vrai pour les personnes qui sont stigmatis\u00e9es \u00e0 de nombreux \u00e9gards, ce qui indique que la consommation de drogues \u00e0 elle seule n\u2019est pas une condition suffisante pour \u00eatre stigmatis\u00e9. Les personnes qui consomment des drogues mais qui ont par ailleurs un logement stable et un emploi et qui appartiennent aux groupes raciaux et culturels dominants peuvent consommer en quasi-impunit\u00e9. Par cons\u00e9quent, des campagnes de lutte contre la stigmatisation ax\u00e9es uniquement sur la consommation de drogues pourraient ne pas \u00eatre efficaces, car il ne s\u2019agit que d\u2019une facette de l\u2019identit\u00e9 individuelle.<\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"substance-use-disorder-sud\"><strong>Trouble li\u00e9 \u00e0 la consommation de substance(s) (TCS)<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une cat\u00e9gorie de troubles qui refl\u00e8te l\u2019\u00e9tiquette m\u00e9dicale de la d\u00e9pendance. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinqui\u00e8me \u00e9dition (DSM-5), texte officiel sur lequel se fondent les diagnostics en Am\u00e9rique du Nord, identifie 11 crit\u00e8res relatifs aux TCS, dont \u00ab\u00a0l\u2019usage dans des situations dangereuses\u00a0\u00bb (utiliser une substance d\u2019une mani\u00e8re dangereuse pour soi-m\u00eame et\/ou pour les autres), \u00ab\u00a0des probl\u00e8mes interpersonnels ou sociaux\u00a0\u00bb li\u00e9s \u00e0 la consommation, et le fait de \u00ab\u00a0passer beaucoup de temps \u00e0 obtenir la substance, \u00e0 l\u2019utiliser ou \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer de ses effets\u00a0\u00bb. Pour qu\u2019une personne soit diagnostiqu\u00e9e d\u2019un TCS, elle doit pr\u00e9senter au moins deux de ces sympt\u00f4mes sur une p\u00e9riode de douze mois. Cette cat\u00e9gorie de diagnostics repose sur la supposition selon laquelle la consommation de drogues se fait \u00ab\u00a0contre son gr\u00e9\u00a0\u00bb, de mani\u00e8re aberrante, chaotique et compulsive.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La profession m\u00e9dicale consid\u00e8re le TCS comme une maladie c\u00e9r\u00e9brale ou un trouble mental incurable, ce qui a des cons\u00e9quences pour les personnes qui consomment des substances. Nous l\u2019avons mentionn\u00e9, des recherches sur la stigmatisation indiquent que l\u2019\u00e9tiquette de \u00ab\u00a0maladie mentale\u00a0\u00bb suscite la m\u00e9fiance de la part de professionnel-les et au sein du public. Les personnes ayant un \u00ab\u00a0TCS\u00a0\u00bb sont per\u00e7ues comme \u00e9tant moins susceptibles de conserver un emploi ou d\u2019\u00eatre financi\u00e8rement responsables, m\u00eame si ces pr\u00e9jug\u00e9s sont inconscients, voire int\u00e9rioris\u00e9s.<sup>26<\/sup> En contrepartie, la notion de TCS en tant que maladie peut susciter la sympathie d\u2019autrui; elle est pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 la criminalisation; et sa pr\u00e9sence au dossier m\u00e9dical peut \u00eatre n\u00e9cessaire pour acc\u00e9der \u00e0 un approvisionnement s\u00fbr et \u00e0 d\u2019autres soins de sant\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bref, il n\u2019existe pas de d\u00e9finition commune des TCS. Des chercheur(-euse)s critiques, des personnes qui consomment des drogues et des militant-es pour leurs droits soulignent que plusieurs crit\u00e8res du TCS sont sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019environnement. Par exemple, le fait qu\u2019une personne ait ou non des \u00ab probl\u00e8mes sociaux ou interpersonnels \u00bb li\u00e9s \u00e0 la consommation d\u00e9pendra des normes de son r\u00e9seau de pair-es, de sa situation de logement, de ses ant\u00e9c\u00e9dents de condamnation pour consommation de drogues, de son obligation de se soumettre \u00e0 des d\u00e9pistages de drogues pour conserver un emploi et de la fr\u00e9quence \u00e0 laquelle elle consomme des drogues en public. De m\u00eame, le temps qu\u2019elle consacre \u00e0 l\u2019acquisition de drogue(s) d\u00e9pend de sa situation financi\u00e8re et de son milieu de consommation. Enfin, lorsque deux personnes pr\u00e9sentent un comportement identique, il est possible qu\u2019une seule soit mise au courant de son TCS et que l\u2019autre puisse se retrouver en prison sur la base de sa race et de sa classe sociale. Aux fins du pr\u00e9sent document, l\u2019expression \u00ab trouble li\u00e9 \u00e0 la consommation de substance(s) \u00bb sera utilis\u00e9e pour d\u00e9signer un diagnostic m\u00e9dical officiel. <\/p>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"war-on-drugs\"><strong>Guerre aux drogues<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la guerre aux drogues consiste en une s\u00e9rie de politiques, de pratiques et de lois introduites au cours du 20e si\u00e8cle afin de criminaliser la consommation de drogues et les activit\u00e9s qui s\u2019y associent. Il est \u00e0 pr\u00e9sent bien \u00e9tabli que la soi-disant guerre aux drogues est une guerre par ricochet qui a pour v\u00e9ritables \u00ab ennemis \u00bb les communaut\u00e9s racis\u00e9es, immigrantes et pauvres. Depuis 110 ann\u00e9es, les lois antidrogue ont \u00e9t\u00e9 une tactique efficace pour emp\u00eacher l\u2019avancement \u00e9conomique, politique et social des personnes dont le mode de vie diff\u00e8re de celui que l\u2019\u00c9tat colonisateur juge id\u00e9al.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Canada, la guerre aux drogues co\u00efncide officiellement avec les \u00e9meutes anti-asiatiques. Les tensions \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 vives entre les Chinois, \u00e9tablis sur la c\u00f4te ouest depuis la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique (CP), et les colons blancs qui se sentaient menac\u00e9s en raison d\u2019un manque per\u00e7u d\u2019occasions d\u2019emploi et de leurs pr\u00e9jug\u00e9s racistes \u00e0 l\u2019\u00e9gard des immigrants non blancs et non chr\u00e9tiens. Le 7 septembre 1907, anim\u00e9es par une crainte de \u00ab d\u00e9clin moral \u00bb d\u00fb au \u00ab m\u00e9lange racial \u00bb, 9\u2009000 personnes, dont des dirigeants politiques et syndicaux, ont manifest\u00e9 devant l\u2019h\u00f4tel de ville de Vancouver pour s\u2019opposer \u00e0 l\u2019immigration. Certaines ont vandalis\u00e9 et d\u00e9truit des entreprises chinoises et japonaises. Plut\u00f4t que de se concentrer sur les r\u00e9parations, le sous-ministre du Travail Mackenzie King, d\u00e9p\u00each\u00e9 d\u2019Ottawa pour enqu\u00eater, a conclu que l\u2019opium que les Chinois utilisaient \u00e0 des fins festives et \u00e9conomiques devrait \u00eatre interdit. Il a d\u00e9clar\u00e9 :<\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Les Chinois avec qui j\u2019ai convers\u00e9 sur le sujet m\u2019ont assur\u00e9 que l\u2019on vendait presque autant d\u2019opium aux blancs qu\u2019aux Chinois, et que la consommation d\u2019opium se r\u00e9pandait non seulement chez les hommes et les gar\u00e7ons blancs mais aussi chez les femmes et les jeunes filles. Ne pas se pr\u00e9occuper de la croissance d\u2019un tel mal au Canada serait contraire aux principes de moralit\u00e9 qui devraient guider les actions d\u2019une nation chr\u00e9tienne\u00a0\u00bb.<sup>27<\/sup><\/p><\/blockquote>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019usage r\u00e9cr\u00e9atif d\u2019autres drogues a \u00e9t\u00e9 interdit dans les ann\u00e9es qui ont suivi, et lorsque le pr\u00e9sident \u00e9tatsunien Richard Nixon a officiellement d\u00e9clar\u00e9 la \u00ab guerre aux drogues \u00bb en 1971, la propagande antidrogue s\u2019\u00e9tait consolid\u00e9e dans l\u2019imaginaire collectif. Au cours des ann\u00e9es 70, les peines pour possession et distribution de drogues ont connu une intensification, tout comme les disparit\u00e9s raciales dans les arrestations, les condamnations p\u00e9nales pour possession et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des peines. La guerre aux drogues a toujours \u00e9t\u00e9 motiv\u00e9e par des valeurs et objectifs \u00e9conomiques blancs et chr\u00e9tiens, \u00e0 un point tel qu\u2019un collaborateur de Nixon a \u00e9ventuellement admis : <\/p>\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-style-large is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab\u00a0Vous cherchez le fond de l\u2019histoire. La campagne de Nixon en 1968 et son administration par la suite avaient deux ennemis\u00a0: la gauche antiguerre et les Noirs. Vous comprenez ce que je veux dire. Nous savions que nous ne pouvions pas rendre ill\u00e9gal le fait d\u2019\u00eatre contre la guerre ou d\u2019\u00eatre noir, mais en amenant le public \u00e0 associer les hippies \u00e0 la marijuana et les noirs \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne, puis en criminalisant fortement les deux, nous pouvions perturber ces communaut\u00e9s. Nous pouvions arr\u00eater leurs leaders, perquisitionner leurs demeures, interrompre leurs r\u00e9unions et les vilipender sans rel\u00e2che aux nouvelles du soir. \u00c9tions-nous conscients de nos mensonges \u00e0 propos des drogues? Bien s\u00fbr que oui.\u00a0\u00bb<sup>28<\/sup><\/p><\/blockquote>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis, en d\u00e9pit\u2013ou en raison\u2013de ses motivations bas\u00e9es sur la race et sur la classe sociale, la guerre aux drogues se poursuit. Son influence s\u2019observe non seulement dans le syst\u00e8me de justice p\u00e9nale, mais \u00e9galement dans l\u2019\u00e9ducation, l\u2019emploi, le logement, les m\u00e9dias, la m\u00e9decine et les familles. Ses impacts sont d\u00e9vastateurs. La guerre aux drogues a d\u00e9stabilis\u00e9 des nations enti\u00e8res, co\u00fbt\u00e9 des billions de dollars en r\u00e9pression, emport\u00e9 d\u2019innombrables vies, aliment\u00e9 le crime organis\u00e9 \u2013 et pourtant, le commerce ill\u00e9gal de drogues demeure l\u2019activit\u00e9 illicite la plus lucrative au monde.<sup>15<\/sup> Il n\u2019est pas rare d\u2019entendre que \u00ab\u00a0les drogues ont remport\u00e9 la guerre aux drogues\u00a0\u00bb. Et les grands perdants de cette guerre, ceux qui en font les frais, sont les individus les plus marginalis\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n<div style=\"height:15px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-background has-dark-grey-background-color has-dark-grey-color is-style-dots\"\/>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\" id=\"works-cited\"><strong>Sources cit\u00e9es<\/strong><\/p>\n\n<ol style=\"font-size:0.8em\"><li>N.D. 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URL:<a href=\"https:\/\/www.hivlegalnetwork.ca\/site\/decriminalizing-people-who-use-drugs-a-primer-for-municipal-and-provincial-governments\/?lang=en\"> https:\/\/www.hivlegalnetwork.ca\/site\/decriminalizing-people-who-use-drugs-a-primer-for-municipal-and-provincial-governments\/?lang=en<\/a><\/li><li>April, 2019. Henry, B. \u201cStopping the Harm: Decriminalization of People who Use Drugs in BC, Provincial Health Officer\u2019s Special Report.\u201d Office of the Provincial Health Officer, Government of British Columbia. URL:<a href=\"https:\/\/www2.gov.bc.ca\/assets\/gov\/health\/about-bc-s-health-care-system\/office-of-the-provincial-health-officer\/reports-publications\/special-reports\/stopping-the-harm-report.pdf\"> https:\/\/www2.gov.bc.ca\/assets\/gov\/health\/about-bc-s-health-care-system\/office-of-the-provincial-health-officer\/reports-publications\/special-reports\/stopping-the-harm-report.pdf<\/a><\/li><li>June, 2018. 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Treloar, et al. \u201cAddiction Stigma and the Biopolitics of Liberal Modernity: A qualitative analysis.\u201d <em>International Journal of Drug Policy, 44,<\/em> 192-201. URL: <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S0955395917300531\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S0955395917300531<\/a><\/li><li>1987. Link, B. G. \u201cUnderstanding Labeling Effects in the Area of Mental Disorders: An Assessment of the Effects of Expectations of Rejection.\u201d <em>American Sociological Review, 52<\/em>(1), 96 &#8211; 112.\u00a0URL:<a href=\"https:\/\/www.jstor.org\/stable\/2095395?origin=crossref\"> https:\/\/www.jstor.org\/stable\/2095395?origin=crossref<\/a><\/li><li>N.D. Boyd, S. C. \u201cHistory of Drug Policy in Canada.\u201d Excerpt from: <em>Busted: An Illustrated History of Drug Prohibition in Canada<\/em>. 2017. Fernwood Publishing. Blog. Canadian Drug Policy Coalition. URL:\u00a0 <a href=\"https:\/\/drugpolicy.ca\/about\/history\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/drugpolicy.ca\/about\/history\/<\/a><\/li><li>N.D. Drug Policy Alliance. \u201cA Brief History of the War on Drugs.\u201d URL:<a href=\"https:\/\/drugpolicy.org\/issues\/brief-history-drug-war\"> https:\/\/drugpolicy.org\/issues\/brief-history-drug-war<\/a><\/li><\/ol>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notez que l\u2019expression \u00ab r\u00e9glementation l\u00e9gale \u00bb ne figure pas dans le pr\u00e9sent guide. 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